IbicL, 19 août et 12 octobre
4. Ihid, 25 juillet et 3 novembre 1762; 4 mars et 28 juin 1763.
5. Voir à ce sujet un extrait du synode provincial de juillet 1771 dans le Biilîeliii de 1858, p. 338.
6. Aucune mention de cet appel dans le Reij. consisl. 11 résulte pour nous de la lettre de refus de M. de Saint- Etienne, datée de Nîmes, 24 octobre 1770 : « Je sens. Monsieur, combien je dois à votre Consistoire qui voulut bien, il y a quatre ans, rn'adresser une vocation pareille à celle-ci. Ja ne pus point l'accepter alors, et je le puis encore moins aujourd'hui». [Arch. du consist.) — Iln'est point question dans le Reg. consisl. d'un appel adressé à M. de Saint-Etienne ni à aucun autre pasteur, aux entours de 1766.
7. Regist. consisl., 27 décembre 1770 et 20 janvier 1771. — Sa lettre de, non-acceptation, datée du 5 février 1771, (sans indication de lieu) dit simplement : « Tant de liens m'attachent dans ces contrées que je n'ay sçu comment les rompre » {Arch. du consisl.). Cf. D. Benoit, oiiv. cité, p. 282 et ss.
8. Reg. consisl., 15 février, 28 mai et 4 juin 1771. Voy. dans ce Bulletin de 1858, p. 238, un extrait donné par M. Benignus, du procès-verbal d'un synode provincial tenu (à Bordeaux) en juillet 1771, approuvant le choix fait par l'église de Bordeaux.
ce trait de représenter en matière théologique les tendances intellectualistes plutôt que mystiques ^. Cette remarque éclaire d'un jour non douteux les principes qui guideront plus tard le Consistoire dans sa conduite à l'égard d'Etienne Gibert.
Lorsqu'en 1778 Henri Cavalier demanda à être déchargé, en* raison de son grand âge, d'une partie du fardeau qui pesait sur ses épaules, le Consistoire voulut lui donner satisfaction en élisant un troisième pasteur, et jeta les yeux sur Jean Bon Saint-André qui | exerçait son ministère à Castres et sur Rabaut-Pommier qui exerçait le sien à Montpellier. Après un grand luxe de précautions électo- i raies, ce fut le second qui fut choisi, par suite, semble-t-il, de l'opposition que fit au premier le Consistoire, si d'ailleurs ce ne fut pas Olivier lui-même 2. Cette double conjecture devient réalité si l'on tient compte d'une lettre d'Olivier à Rabaut-Saint-Étienne (17 juin 1779), qui laisse deviner à cette occasion un grand bouillonnement des esprits : « La fermeté de notre Consistoire, écrit-il, a un peu étonné les partisans cabaleurs de M. Saint- André : on ne dit ^ plus mot, et j'espère que toute cette fermentation s'en ira en fumée.| Ce sujet n'avait pas généralement plu et, entre nous soit dit, son ton dogmatique et absolu avait singulièrement déplu aux membres du Consistoire et à nombre de fidèles ))^. Jean Bon Saint-André avait cependant de nombreux et influents partisans, comme il appert pour nous de la pétition qu'ils présentèrent au Consistoire, le 23 juin 1778, signée de soixante-huit noms des plus notables^ et fort instructive pour l'intelligence de la question. Nous en donnons la reproduction :
Cf. les Synodes du désert, III, p. 20. — Un sieur Laconibe, pasteur du comté de Foix, exerça par intérim les fonctions pastorales en novembre-décerni^re 1770 {Heg. consisL, à la date.)