Ci-dessus, p. 115 et ss
titularisés ^. On les accompagnera de courtes notices biographiques ^ et de documents instructifs pour la caractéristique de chacun d'eux. On y ajoutera même parfois les jugements que M. J. Cadène a formulés avec l'autorité qui lui appartenait en pareille matière.
I — André Grenier de Barmont, dit Dubosc^, (fils d'autre André Grenier de Barmont, [de Couseransj, qui fut condamné aux galères pour cause de religion en 1746)*, desservit d'abord quelques églises de l'Agenais avant celle de Bordeaux qu'il prit de juin 1754 à mai 1757^. Sorti en 1749 du séminaire de Lausanne (Sî/m. du déseri, i, 300)^, où il avait été l'élève deMichel Viala, il était donc né vers 1725. Auteur du plan de réorganisation de décembre 1754. Congédié par le Consistoire en mai 1757, il exerçait encore son ministère dans notre ville auprès de ses partisans en juin 1758. — « Réorganisa l'église, dit M. Cadène (onv. ciié, p. 17), ne l'édifia malheureusement pas et y devint bientôt un sujet de trouble. » Mourut à Guernesey en 1787'.
II apparaît en effet, et par ses actes, et par ses lettres, comme un pasteur d'une activité inlassable, mais d'un caractère autoritaire, quinteux, combattif et cassant; d'un tempérament emporté, d'une santé (( sérieusement ébranlée » dès son arrivée à Bordeaux; dédaigneux d'autrui et sans circonspection dans sa conduite ordinaire; se laissant aller à des paroles inconsidérées qu'il s'efïorce ensuite de reprendre; très à cheval sur ses droits, moins sur ses devoirs; d'une piété formaliste plutôt qu'intérieure. Au demeurant en possession d'une double réputation : d'une part, celle que lui ont faite
1. Nous ne considérons pas comme pnsleur de réglise de Bordeaux cet Auguste Bonjour, ministre du saint évangile de la ville d'Avcnclics (canton de Berne, Suisse) qui, le 2G janvier 178.3, \ int bénir le mariage d'un de ses compatriotes établi à Bordeaux (Reg. des mariages protestants, G G. 814 aux Arcli. municip. <le [Cordeaux). — Nous pourrions citer d'autres faits de ce genre.
2. Nous négligerons dans ces notices les détails antérieurs à l'arrivée de chaque pasteur à Bordeaux.
3. Nous n'avons pas rencontré une seule lois le siunon de Bronzenac (pw' lui accole M. Ch. Uardier, ouv. cité, I, 59, note.