Le texte porte : qu'eussiez-uous vous permis
(le le quitler dans le goût que tout honette homme, qui n'a point de reproche à craindre, doit faire. Voussavez aussi que, n'ayantreçuqueles appointements d'une année, il me reste encore à présent ceux de sept à huit mois, sans y comprendre 80 et quelques livres que j'ay débourcées. Si vous êtes disposés à revoir mon visage jusques à ce que j'aye fmi ces petites affaires et relevé ce qui m'appîutient, j'y reparoitrai le plus tôt possible. Si au contraire, il fauf tout sacri Mer, vous en êtes les maiires. — J.Q. Soi.z. «>
Lellre d'excuses du pasleur J. Sol dil Elios cni.r « associés o de Véglise de Bordeaux, 13 décembre 1758.
« De quel (jeil vous m'envisagez et sous quel point de vue pouvez-vous
me considérer ? Quel contraste, en un mot, mon procédé ne doit-il pas {)résenter à votre esprit puisque, bien loin de pouvoir vous dire avec l'apôtre : u Soijez, soyez mes imitateurs comme je le suis du Christ », je dois vous crier au contraire, vu mon exès [sic) de vivacité pour ne point dire d'emportement : H Evitez mon exempte comme funeste à vos âmes; car vous portant aux murmures et à exécuter avec complaisance la cliair et te sang, il ne peut que vous éloigner de la route du souverain bien. » Voilà, Messieurs, le seul langage que je puys aujourd'huy vous teni •. Voilà le beau tableau de douceur, de résignation à la volonté divine et de patience que je vous fournis sur la Vin de ma course au milieu de vous. Voilà aussi de quoy répandre de l'amertume et empoisonner mes moments les plus doux. — J. Q. Solz, dit Elios, ancien pasteur de Véglise de Bordeaux. »
III. — Pierre Redonnel dit Joseph ou encore Franc ^, pasteur de Bordeaux de novembre 1758 à février 1760. — Né avant 1718, arrivait de Montpellier, où il avait exercé fructueusement son ministère pendant près de onze ans 2; avait essayé concurremment avec les deux pasteurs Blachon d'obtenir du prince de Conti qu'il ménageât les protestants dès 1756^. Recommandé à l'église de Bordeaux par le synode national de 1758 pour « ses lumières, son zèle, sa, piété et sa modération ». Tombé malade au bout de peu de temps et d'ailleurs contemporain de l'éclipsé que subit alors sa nouvelle église (voir chap. III), il ne put lui consacrer que quelques mois d'activité puisqu'il mourut dans notre ville le 13 février 1760. En novembre 1758, il signa avec Paul Rabaut et Jean Gal-Pomaret une requête au roi pour demander le soulagement des Protestants de France (Gh. Dardier, rec. cité t. 216), sans que l'on voie bien si, à cette date, il était