‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 99 sur 166 · Le pasteur était né vers 1727, le gentilliornnie en · texte numérisé non relu

Le pasteur était né vers 1727, le gentilliornnie en

2. Dans les Règlements du diocèse ie Bordeaux, du c mmenccment du xyii^ siècle, il est dit (au titre XXI, Des fléréliques) que l'abjurant prononcera en latin la formule de sa soumission à l'église catliolique : Ego, N..., cognoscens veram catholicam Jidcm... {Ordonnances et conslitut. synodales..., Bordeaux, 1621, p. 169).

3. C'est le seul nom que nous ayons pu recueillir; mais il va sans dire que frère Jean- Antoine eut des prédécesseurs et des successeurs, acharnés comme lui h obtenir des signatures in extremis, quand ils ne pouvaient dav;inta;xc,

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assez fréquentes à Bordeaux puisqu'on en compte une trentaine''* dans le Cinquième registre consislorial de 1660 à 1670. D'une manière générale et en tenant compte des formalités préalables'-^ et du stage que le Consistoire imposait, l'historien peut les tenir: pour sincères puisqu'elles n'apportaient aux abjurants que, tracasseries, vexations et souvent pis encore. — Cent ans plus/ tard, on n'en rencontre plus une seule dans le Registre des déli-y. bérations consistoriales qui sert de base à notre étude, quoique,? sous le règne de Louis XVI, nombre de catholiques bordelais assistassent plus ou moins dévotement aux prêches des Chartrons, si nous en croyons le témoignage de M^^ de Laroche^. Par contre, les abjurations protestantes continuent à se produire, sous une forme d'ailleurs moins violente que précédemment, et contribuent à épurer l'église réformée de quelques éléments douteux.

Aussi bien, la qualité de ces abjurations importait peu au Clergé; leur nombre, davantage, puisqu'il s'agissait d'« extirper » l'hérésie. Et c'est pourquoi les prêtres convertisseurs de profession ne cessaient de surveiller les hôpitaux de la ville, poursuivant de leurs assiduités, de leurs sollicitations, de leurs contraintes, tous les Religionnaires assez désemparés pour obéir aux impulsions d'une autorité extérieure. On a raconté ailleurs 2, comment de 1678 à 1686 les P.P. Jésuites de Bordeaux avaient réussi à ramener au bercail catholique tous les soldats suisses, tous les lansquenets allemands qui tensiient garnison au Château-Trompette et autres forts de la ville. Cette tactique paraissait de bonne guerre et, comme on vient de le constater, fut continuée à^-? travers tout le xviii^ siècle, chaque fois que l'occasion s'en présentait. Montesquieu l'a observée en pays étranger, au cours de ses., voyages : « Ce qu'ils font de mieux (les Jésuites de Heidelberg), ce sont les soldats qu'ils convertissent presque tous. Je me convertis, disent-ils, parce que cela fera plaisir à mon capitaine et que vos cérémonies me plaisent » (1729)^.

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