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LA BIBLE, LES PRATIQUES

Lmos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, ie» Apogée, Zacharie, Malachie); 3"" les hagiographes, im (Psaumes ou Thehillimy Proverbes ou Micheliy héUih ou Ecclésiaste, Chir ha chirim ou Cantique ntiques, Ruth, les Lamentations, Esther, Daniel,

Néhémie, et les Chroniques ou paralipomènes en hébreu Dibrê hayâmlm).

levoirs envers Dieu sont rappelés incessamment par liiques de dévotion : 1' le port des tephillin ou èresj bandeaux de cuir attachés ù des éluis cubiques lant quatre passages, écrils sur des morceaux de par- , du Pentateuque (Exode, xiii, 2-iO et i1-17; Deuté- , VI, 4-9 et 13-22); tout pieux Israélite doit les à son front et à son bras gauche pendant ses prières in, par application du verset 9 du chapitre xiii de

; € Et ceci sera comme un signe sur la main, et un monument entre tes yeux » ; 2* le port des Isilsithf

sacrées aux quatre coins des habits, qui sont deslirappeler les devoirs journaliers qu'on a à remplir Dieu; en raison du costume adopté en Europe, on lée par le port du (ali(h, écharpe ou voile IVanjjé; g[e de la mclsùtsâli, cylindre de métal contenant une de parchemin où est écrite la prière du CliemiC ; on 1 cet étui à la porte de riiabitatiou, suivant la recomion des versets vi, 9 et xi, 20 du Dcuteronomc : s écriras (les commandements) sur les poteaux de ta

et sur tes portes »; V la récitation de [>rières le à midi et le soir, pour louer Dieu, pour invoiiuer son ice, pour le remercier des laveurs qu'il nous a ées, pour lui demander le pardon de nos Tantes; *écilation du Chema' (Deutérononie, vi, A-i) et xi, )dont voici la formule initiale : rhema hrnêl adnnàï ''' odônâi clihàd •• écoule, hraël : rKteincl est notre

26G LE JUDAiSMË.

Dieu, l'Eternel est un* »; on ajoute : bârûkh chém kebôd malkûthô le^ôlâm vfféd € béni soit à jamais le nom de la gloire (le ton règne » .

Pour prier, on doit être dans un état absolu de propreté corporelle; de là est venu l'usage de se laver les mains avant \ la bénédiction donnée par le père de famille au commeo* cément de chaque repas. Il y a des prières générales, des " prières laissées à la libre initiative de chacun, et des prières spéciales traditionnellement formulées, celles, par exemple, ■ des bénédictions solennelles, celles chantées pendant les fêtes, celles qui accompagnent les cérémonies funéraires, etc. Il est recommandé aux fidèles, pendant les fêtes, de reposer leur corps, de se livrer à la méditation, de fréquenter les lieux de prières; il leur est défendu de faire aucune aulr^ œuvre servile que la préparation des aliments pour eux et pour leurs familles: le scrupule va jusqu'à Tinterdiclion d^ monter à cheval, d'aller en voiture ou en bateau et déporter sur soi de l'argent monnayé.

Les fêtes isracliles sont principalement commémoralive> ï elles commencent et finissent toujours au coucher du soleil - Le chabbâlh (sabbat) hebdomadaire rappelle que Dieu s'e^^ '

1. 11 y a dans le texte, non pas adônài a le Seigneur », mais t rÉIerncI ^ jéhovah ou ialivéh. Ce dernier mol, écrit en hébreu par quatre lettres radi" cales I H V H' est ce qu'on a appelé le lélragramnic mystique. Il figure €^^ figurait on lAto do beaucoup de documents prétendus scientifiques ou phil<^^ sopbiques, qui n'avaient ou n'ont d'ailleurs rien d'israélite. Comme, p*^ suite d'un scrupule excessif, les Juifs anciens ne prononijaient jamais ce rao*» véritablement ainsi devenu inefl'able; et comme, ainsi qu'ils font encore aujourd'hui, ils prononçaient à sa place adànâi; la forme sonore originelle •'« ^ (Hait perdue el quand on a inventé les points-voyelles, on lui a attribué ceu^ de adômîi ; c'est, dit M. Renan, comme si l'on prononçait Purèse au lieu d^ Paris en joignant aux roiisonncs P R S les voyelles de Luiece. Quoi qu'i» on fioit, les linguistes ont établi que IIIVH' devait se prononcer iaAvêà; ce serait un dérivé de la racine hnva « souffler, respirer » et par suite ■ exister, être »», avec un sens causalif ; o ce qui donne le souffle ou la vie, ce q«i fait être ».

PRIÈRES £T FÊTëS. 267

eposé le septième jour de la création. La Pàque, peçâh : passage >, pendant laquelle il n'est pas permis de manger lu pain levé, rappelle la sortie d'Egypte : cette fête commence le 15 niçân* et dure huit jours. La Pentecôte ou fête des semaines, Chebu'ôthy vient sept semaines après Pi\que; on célèbre alors l'anniversaire du jour où la loi fut donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. La fête des Trompettes ou du nouvel an (rôch-hachanak) , qui dure deux jours et commence le premier tichrî; elle a pour but de solenniser la création du monde et de rappeler le jugement futur : on sonne, pendant cette fête, de la trompette appelée chôphdr pour avertir qu'au jour du jugement, Dieu appellera bruyamment les hommes; la fête du grand jeûne, du grand pardon, lôm Kiptir, vient dix jours après; c'est l'époque des expiations, des réconciliations, de la pénitence; cinq jours après, le 15 tichrî, commence la fête des cabanes, ^ikkôthy pendant laquelle chaque famille devrait régulièrement prendre ses repas sous une cabane de feuillage (stik" t«fc) sept jours durant, en souvenir du séjour des Hébreux dans le déserl. Le soir du septième jour de suMkôth coni-

'• l'année r€li||;ieuse des juifs se compose do douze mois : licliri qui

»3f) jours, hechvân (23 j.), kiçlév (30 j.), lébélli [tO j.), chebath (30 j.),

«^r (29 j.), niçàn (30 j.), iyàr (29 j.), çîvnn (30 j.), Inmmûz (20 j.)

•^30 j.), et elùl (29 j.); Tannée israélilc a donc 3r)4 jours seulement, et est

tanaire (le comput actuel date du iv« siècle ap. J.-C). Par compensation et

P^ur la raccorder à l'année solaire, on lui ajoute, sept fois en dix-neuf ans,

iDnioissupplémenlaire. Ce mois, qui prend le nom dMrfâr, a 29 jours et s'in-

wcalc entre chebath et adâr qu'on appelle alors ve-addr (adàr second).

L'année 56i7 a commencé le 30 septembre 1886 et finira le 18 septembre

1887; elle n'aura que douze mois, mais Tan 5049 en aura treize. Les années

''«treize mois, années cmbolismiques, sont les 3% (5% 8% 11", 14% 17* et 19« de

chaque cycle de dix-neuf ans; l'an 5fi47 est la A"" du cycle courant. Tous

iesieplan^, il y avait l'année sabbatique, pendant laquelle on devait laisser

reposer la terre. Tous les quarante-neuf ans, on célébrait- la grande félc du

/abilé sabbatique.

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