LES JUIFS FRANÇAIS
professions libérales, des métiers mécaniques ou manuels qu'il était même désirable qu ils devinssent acquéreurs ( propriétés foncières ; 8** que le mol néchékh du verset 19 d chapitre xxiii du Deutéronome devrait être entendu conm parlant d' « intérêt » et non d' c usure >, qu'en conséquen< un Israélite ne devait exiger pour prêt d'argent aucun intér d'un coreligionnaire besogneux, sauf dans le cas où le pr teur exercerait une industrie ou un commerce à risquer d'* que, dans les prêts entre Israélites et non Israélites, Yb térêt ne devrait jamais dépasser le taux légal.
Les Juifs de France forment trois groupes principaux di férant par leur origine historique et géographique, et mèn par leurs caractères ethnographiques ; on peut les désign< sous les appellations de : Juifs allemands généralemei blonds ou châtain clair, portant des noms germaniqu* (Blum, Schmidt, Mayer, Dreyfus, etc.) ou des noms pur< ment hébreux (Lévy, Cohen, etc.); Juifs espagnols ou po tugaisj ordinairement bruns, appelés de noms péninsulairi (Pereyre ou Pereira, Garvalho, Gomès, Silva, Léon, etc.) enfin Juifs provençaux dont les noms de famille sont frai çais (Naquet, Dubourdieu, Jardinet, etc.), bien que quelques uns aient une physionomie particulière (Bédarrides, Alphan déry, etc.).
Les Juifs allemands viennent des bords du Rhin; anciei nement établis en Alsace et en Lorraine, c'est depuis Tai nexion de ces deux provinces à la France et surtout depu la Révolution, qu'ils ont rayonné dans tout le pays. Les Jui portugais sont pour la plupart d'origine espagnole; ils n sont arrivés en France (à Rayonne, dans le Béarn et à Boi deaux) que depuis (rois siècles, et ont gardé le souvenir d leur douloureux exode. Convertis de force, affublés de nom castillans (on les baptisait par troupes nombreuses au) quelles un grand d'Espagne quelconque, Gomez ou Mendes