PHILON
Jamblique el Plolin. Mais, dans le grand mouvement scientifique de la capitale des Plolémées, dans le contact incessant des sages qui y accouraient de toutes parts, un éclectisme général planait sur toutes les théories.
Philon se rattache incontestablement au pharisianisme ; pour lui, tout vient de Dieu, tout retourne à Dieu; et la base de ses croyances est le dualisme : Dieu et Tunivers qu'il a créé; mais entre Dieu et l'univers, Philon suppose un être intellectuel, le Logos c Verbe, raison, intelligence >, la plus universelle des idées, Tarchétype primordial, l'ange parcxcellence, l'archange proprement dit. Dieu se livre au repos absolu dans l'Infmi ; le Logos est son énergie (les Indiens diraient sa çajiit) ; le Logos est omniscient, parfait, toutpuissant; c'est le Médiateur, c'est lui qui a apparu à Moïse, qui apparaît aux saints et aux hommes pieux. Les Chrétiens l'assimileront plus lard à Jésus-Christ.
Pour Philon, Dieu est un et tout, étç ym xo ttôcv; c'est fêtre immortel et absolu entouré de puissances ou d'émanations qui pénètrent l'univers tout entier et en dirigent les diverses parties. La première puissance est le Logos, émanation primordiale, qui crée le Lof^^os extérieur ou Verbe prononcé, raison active et énergie efficace ; le Logos extérieur produit l'univers, qui produit à son tour la puissance directrice, el ses aides les puissances rémunératrice et vengeresse qn* forment avec elle la Providence. Les puissances procèdent de Dieu par un obscurcissement graduel de sa lumière pour être la \ie et la lumière de l'Univers. Il y a des verbes inférieurs ou anges, êtres qui président aux diverses parties de la nature, âmes nageant dansl'élher et venant quelquefois se réunir aux Ames des hommes.
L'homme est libre mais il reçoit la grâce nécessaire pour féconder le germe du bien inhérent à son existence; la grâce agit par réversibilité : elle est personnifiée en un homme