LES NOMS DES JUIFS
Qna paier abstinuit, mox et prcputia poDunt. Romanas autem solili contemnere leges, Judaicum ediscunt et servant ac metuunt jus Tradidit arcano quodcumque volumine Moses ; Kon monslrare vias, eadem nisi sacra colenti, Quesitum ad fontem solos deducere verpos. Sed pater in caussa, cui septima quœque fuit lux Ignava, et partem vitœ non attigit ullam.
On les confondait avec les Chrétiens, et il parait que ceuxfk faisaient bon ménage avec eux, car saint Jean Chrysoslome défend expressément aux Chrétiens d'aller dans les sjBagogues.
Je n*ai point l'intention de rappeler ici les querelles des Juifs avec les Romains, la révolte de Tan 70 motivée par de prétendus actes de luxure qui auraient été commis dans le temple, les insurrections amenées à la fois par les exactions des agents du fisc et par les persécutions religieuses, de 85etde 13i2; ces faits sont du domaine de Thistoire générale.
Les Juifs avaient sans doute été aidés dans leur établissement en Europe par leur merveilleuse faculté d'adaptation tt d^assimilation. Aux premiers siècles, en Orient, ils portaient des noms tatares; en Italie, aux v* et vi* siècles, ils prirent des noms romains. Des documents des xii* et Xin* siècles nous montrent qu'en Bourgogne leurs femmes et leurs filles s'appelaient c Angélique, Ivette, Fleurette, Méïone, Bonne, Joie » et, en Catalogne, t Berengera, Dulcia, Merona » comme les Chrétiennes. Leurs noms ordinaires ïont proprement des noms religieux, théophores suivant 'expression admise : Michel (Mi-khâ-êl, qui est semblable à ^t)f Miellée {Mi'kâ-yâh, qui est semblable à Jéhovah?), SatMel {Chemûil « l'exaucé de Dieu »), Gabriel t l'homme de Mea >, Ichmâêl « Dieu est l'exauceur », Gaddêl « bonheur de Dieu >, etc. cf. le moabite Kemôchgad (Kemôch est le tonheur), le phénicien Bodostort « serviteur d'Astarté > et