VIE DE MAHOMET
ppelé la période de la fatrah « Tinlervalle i>. Mahomet s'ourit alors h sa femme, à ses fils adoptifs Zâid (ancien esclave hrélien de Khadldjali) et Ali (son cousin germain), à*Abulekr (plus tard son beau-père): ceux-ci lui procurèrent de lOQveaux adeptes, entre autres Othmân qui fut le troisième ihalifc ; au bout de trois ou quatre ans, la petite église compaît une quarantaine de fidèles et Mahomet — sur Tordre de )îen ^- se décida à prêcher publiquement sa doctrine.
H convainquit un assez grand nombre de ses compatriotes, mrtout des pauvres gens et des esclaves; mais il rencontra aussi, et dans sa famille même, des adversaires déterminés. Pendant plusieurs années, ses partisans et lui passèrent par des alternatives de succès et de contrariétés : la nouvelle foi se développait pourtant, grâce au zèle de quelques jeunes et irdents convertis, mais surtout en dehors de La Mecque. Menacés dans leurs intérêts, les administrateurs de la ville minte en étaient venus à des mesures de rigueur ; les disciples lu Prophète furent plusieurs fois obligés de chercher leur jalul dans la fuite. En 6i5, eut lieu un premier départ de )nze personnes, dont Othmân et sa femme Rukaiyah, fille de Hahomet : ils se réfugièrent au delà de la mer Rouge, en y[)yssinie. Ils revinrent, puis repartirent, et deux ans après il y avait, chez la Négus (arabe nadjdjâchi) une colonie d'une centaine de « mahométans ». C'est vers cette époque que se place la conversion d'Omar, le second khalife, et de Hamzah, un oncle de Mahomet. Après quatre années d'émotions et d'inquiétudes, Mahomet se vit lui-même l'objet de vives menaces à l'approche du grand pèlerinage annuel, et il dut enfin se résoudre à prendre la fuite le 16 juin 622, et à se réfugier *Médine, où il arrivadouzejoursaprès*. C'est là ladate exacte ^ôl'hégire (arabe al hidjrah a le dépari, l'exil, la séparation,
^- D'autres personnes donnent à l'hégire la date du 20 septembre 6fô. viNSON. — Religions actuelles. âl
Mi LK MAMOMËTISHK.
la fuite "). Médioe s'appelait Yathiib; el c'est alors qu'on lu donna h- nom de MaïUnah-en-nabî « la Ville du prophèle i Matiomet lit à Médine une entrée Iriomptiale. C'est \k qui de simple prédicateur, il devint « le Prophète, i'Apilre », et qu'il organisa définitivement le nouveau culte ; c'est là qu'i donna par son exemple une sanction ofiicieile à la polygamie il y épousa rat^me sa dernière femme'; c'est de laque par lirent les premières espédilions qui ne consistèrent q* dans l'attaque et le pillage des caravanes. La guerre reli gieuse ne commença réellement qu'à la bataille de Badr ijaa vier èii), où trois cent cinq « fidèles * défirent un raillie de Qoiéicliites qui revenaient de Syrie; les prisonmcr furent, pour la première fois, massacrés de sang-froid aprè la victoire. Le » Prophète » prit, dès lors, le ton d'un maîlr cl exerça sur les siens un pouvoir dictatorial. Mais les Qoréi cliiles envoyèrent trois mille hommes attaquer Médine, ai commencement de 625, et les musulmans (arabe tHiulin f disciple soumis », par opposition à kafir t infidèle, relu qui n'j<'ll'' !f rni;ss,i;^vr di- Ilicu ") fiirt'nt ciilièreinenl défait àOhod; Mahomet fut lui-même blessé et forcé de prendre !■ fuite. Il n'en continua pas moins à envoyer des expéditioi: el à ordonner le massacre des infidèles ; il épousa deux bosvelles femmes et des malheurs domestiques l'obligèrent s
1. KhadtJjuh éUll tnorin en 630 ; Hahomel avail époyué, deux uii aprèi ItaM de la femme dévouée, SAudâ, veuve d'un da ses premier* partiMiu, et illti nancé en même temps A Ayechali, fllle d'Abu-bekr, tgte d« lii ou Mpt «Bt< Il eu, ilie maria ù nafia, nilc d'Omar; eu 615, i. ZSinab, veuve d*» tt» baLUotde Badr;en6J6, à l]m-Salmi;iixnioi)après,enjuiD 6Se, il ipoutn aulrc Zâinab, Temme de Zàid, qui la répudia pour 1* donner I md pire «ftp tir. En 638, il épousa Harie, une eiclave copte qua lui ivait enTojée le ■•• verUGur de l'Egypte en répondant à sa circulaire. En 6S9, il At emlrar Al son harem Zafijah, dont los t ndiles • avaient aisiMiné le mari Vmm riche juirdeKhnibar; puii Um-Habibali, veuve d'un de lea ennaioii. laH A La Meci|ue, il épauia na dernière e( oniiËme femme, Hilniunah, pftnntai duux homme* qui devinrent célibres plu* lard, Ktiklld el Amr.