SU LE MAHOMÉTISME
narchique, il ne s'entourait d'aucun luxe royal, comme on 1^ vil par exemple à son entrée à Jérusalem où il apparut monté sur un chameau ordinaire, en simples vêtements, ave ^ son sac de dattes et sa cruche à eau à ses côtés. Assassiné I^ 23 novembre 6-44, il laissa le pouvoir à Othmân qui descendait d'un des ancêtres de Mahomet et qui était Tun des six commissaires chargés par Omar, de son vivant, de pourvoir à sa succession. Elu par ses collègues, Othmân commanda Jusqu'en 654, mais son âge avancé (il avait soixante-dix ans lors de son élection) et la faiblesse de son caractère amenèrent de nombreux mécontentements; il y eut des tentatives de révolte et le khalife fut assassiné à son tour en 654. Ali, fils d'Abu-tâlib, oncle de Mahomet, et de plus gendre du Prophète dont il avait épousé la fille Fathmah (ou Fatime), fut reconnu khaUfe par la grande majorité des musulmans, mais Amr, gouverneur de TËgypte, et Muavîa, gouveineur de la Syrie, appuyés par Ayechah, veuve du Prophète, refusèrent de reconnaître son autorité. C'est alors qu'éclata, entre les musulmans, une véritable guerre civile. Muavia fit de son gouvernement un Etat indépendant auquel il ajouta bientôt l'Egypte; il était arrière-petit-fils d'Omeyya, un Qoréichilc, cousin germain d'Abd-el-Muttalib, grand-père de Mahomet. Ali, frappé à mort par un fanatique dans la mosquée de KoutTa, en Perse, mourut le 23 janvier 661. Son fils aîné, Ilasan, reconnu khalife en Arabie et en Babylonie, céda tous ses droits à Muavîa, au bout de six mois, et se retira à Médine où il vivait en priant et en faisant l'aumône, et où il fut empoisonné par sa femme, î\ l'instigation, dit-on, du soupçonneux Muavîa. Ce dernier mourut en 679 et eut pour successeur son fils Yézid ; mais le second fils d'Ali, Husain, se souleva à La Mecque et prétendit réclamer les droits qu'il tenait de son père. Il se mit en route pour aller attaquer l'usurpateur, mais, surpris et cerné à Kerbela, il y fut