‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 142 sur 261 · LE CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME

Jésus-Christ et son temps. — Saint Paul. — ConslanUn. — Craeilet, tehitf* et hérésies. — Moines et missionnaires. — Le culte ordinaire. — Gktififf* d'Orient et d'Occident. — Prolestants, jansénistes et gallicans.

Au VIII' siècle de la fondation de Rome, lorsque Aa* guste ferma solennellement le temple de Janus, Fempereur croyait sans doute, avec cette infatuation habituelle aux despotes, inaugurerainsi l'ère delapaix universelle. Fantaisie menteuse, comme celle du prince Louis-Napoléon proclamant à Bordeaux le caractère pacifique de Tempire à la veille de l'absurde guerre de Crimée! En réalité, ravènemenl d'Auguste marque l'apogée de la puissance romaine; c'est avec lui que la décadence va commencer, latente encore pendant de longues années, mais réelle et progressive.!^^ expéditions contre les Germains ne furent que le premier choc du monde civilisé contre la barbarie, que la première rencontre des races amollies de l'Europe classique el <te^ tiibus jeunes, vierges et rudes, du Nord et de l'Est.

Quoi qu'il en soit, huit cents ans environ après l'époque légendaire de Romulus, la Ville par excellence jouissait insouciamment du fiuit de ses victoires. Une aristocratie

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