ÉGLISES PRIMITIVES
es uns les antres au travail, à la charité, à la vertu ique, en attendant la venue de Jésus-Christ dans toute re et Tavënement du royaume de Dieu. Les croyants iblaient chez Tun d'eux; ceux des assistants qui se nt inspirés prenaient tour à tour la parole et prêt, admonestaient, prophétisaient; parfois des couavouaient leurs fautes et s'en excusaient; on lisait res de Paul ou des autres fondateurs de l'Église; on assait fraternellement et on partageait ensemble le le vin en mémoire du dernier repas de Jésus le Mes- Jésus-Christ. Cette cérémonie, d'abord quotidienne, de plus en plus solennelle, et on ne l'accomplit plus Ttains jours déterminés, le lendemain du sabbat nont, anniversaire de la disparition, c'est-à-dire de la rélion du Christ. On fêtait la Pâque et la Pentecôte, mais angea la signification de ces fêtes : la Pâque, qui rappemassage de la mer Rouge, c'est-à-dire le salut des Juifs, [isa désormais le salut des hommes par la révélation le affirmée à la résurrection de Jésus; la Pentecôte, I printemps, de la moisson, de la rénovation, figura ivation morale par l'esprit de Dieu, par l'esprit saint, ibole de la foi était presque la formule qu'ont adoptée les mahométans : t Nous n'avons qu'un Dieu, le père, toutes choses procèdent et nous sommes en lui; et Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses arrivent qui nous existons (1, Corinthiens, viii, 6) ». aix ne dura point longtemps dans les églises. 11 y eut s occasions de trouble. Des dissensions locales dues à Brsité des caractères des fidèles, à leurs positions s, à leurs différences d'origine et d'instruction, ent un peu partout; d'autre part, des désordres et des îments de mœurs se produisirent; puis vint la grande le entre Paul, d'une part, et Jacques, de l'autre, ou,
881 LUTTE EKTRB SAOCT PIKHKB IT SAIRT PAUL.
pour parler le langage moderne, entre tes consenrateurs al les progressistes. Les premiers, les hiéroeolymites, dirigéi par c le frère du Seigneur », soutenaient qoe les docCriaei de Jésus n'étaient faites que pour les Juifs; qu'il Cdiait continuer à observer la vieille loi, s'abstenir des afimeals impurs et exiger la circoncision des adeptes. Les antisi affirmaient que Jésus avait promis le royaume deDieuàlMi les hommes, que rien n'est impur dans la création, que h circoncision — pratique recommandable — n'est pas de droit absolu et que Jésus n'avait point exclu de sa révélation les incirconcis. Entre les deux partis, Pierre, qui avait admis l'affiliation des gentils et la tolérance des viandes non kach^r, n'osa aller jusqu'à la cireoncisioa facultative et se rangea parmi les adversaires de Paul.Dei émissaires furent envoyés dans plusieurs églises et nolaoïment à Antioche et en Galatie, où leur arrivée provoqu une division, un véritable schisme ; Paul adressa i eelle occasion aux Galates celte remarquable épttre qui commenee par une apologie personnelle, qui continue par de violentes attaques contre Jacques et Pierre, et qui se termine paroi sermon passionné et par une déclaration formelle de rinth* tilité de la circoncision. Dans cette épltre, qu'on s'accordei croire authentique, Pierre est présenté comme un hypocrite, comme un trembieur, cherchant un peu à ménager toat le monde, mais complètement dominé par ses vieux camarades de Jérusalem. Paul l'emporta; la grande majorité des diretiens admit Tinitialion des gentils sans circoncision, et le christianisme, qui aurait sans doute misérablement végété comme une simple hérésie juive, put désormais aspirer aux plus hautes destinées.
Pierre était pourtant le véritable interprète de la pensée de Jésus; le Maître, en effet, est avant tout un juif pratiquant et exclusif. Quand on lui demande quel est le premier de