‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 157 sur 261 · CROYANCES £T PRATIQUES · texte numérisé non relu

CROYANCES £T PRATIQUES

garent : quibus peraclis tnorem sibi discedendi fuisse^ rurmtque coeundi ad capiendum cibum^ promiscuum iamen H innoxium. Ces déclarations avaient été confirmées par deux servantes, deux diaconesses s^insdouie (duabus ancillisy qHmminislrœdicebanhir). Aussi le savant proconsul conclutilqae le christianisme n'est qu'un ramassis de superstitions, twpeniUionem pravam et immodicam. Il ajoute que ces mperstitions ont envahi la ville, les villages et les campagnes; qu'elles sont pratiquées par des gens de tout rang, de tout sexe et de tout âge. Mais il ajoute que Ton en vient aisément à. bout, plus même par la persuasion et la fermeté que par la violence, car déjà il y a eu beaucoup d'inculpés qui ont sacrifié aux dieux, et qui Christo maledixerunt ; dr^ji les temples abandonnés sont mieux fréquentés, les sacrifices recommencent et les victimes immolées aux dieux trouvent aisément des acheteurs : c'était un grand crime aux yeux des chrétiens que de manger des viandes offertes aux idoles.

Quoi qu'il en soit, il résulte de ces documents que le christianisme se propageait très rapidement dans tout l'empire, surtout parmi les gens du peuple ; que les persécutions (si Ton veut maintenir, avec sa signification étroite, ce mot très inexact) furent plutôt politiques que religieuses; enfin qu'à rtlédes < martyrs > et des « confesseurs de la foi » il y eut tin assez grand nombre de renégats. Quant aux doctrines, on 'oit que la divinité de Jésus était devenue un dogme, et que la résurrection et le jugement n'étaient plus attendus qu'à la fin du monde, conformément aux théories éraniennes, fin du monde prochaine d*ailleurs. L'impression qui se dégage de ces documents, c'est que les assemblées des chrétiens, pen- <bnt les trois premiers siècles, offraient à peu près le môme caractère que les loges des francs-maçons au xviir siècle les jours de fête solsticiale : la plus importante de toutes leurs cérémonies était un banquet où, à la fin, on partageait

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