LES CATACOMBES
solennellement le pain et le vin en répétant les paroles que la tradition attribuait à Jésus lors de la Cène.
Beaucoup de détails sur les croyances et les pratiques des chrétiens, aux premiers siècles de TËglise, nous ont été révélés par les Catacombes, On n'admet plus aujourd'hui que les chrétiens de Rome y tenaient leurs assemblées reli* gieuses : ce n'étaient que des cimetières. Les Romains ne brûlaient pas tous leurs morts; ils les ensevelissaient : h crémation était en quelque sorte le privilège des riches et des grands. Les chrétiens ne firent que suivre un usage général, d'autant plus que, en raison de leurs espérances dans une prochaine résurrection, ils ne pouvaient songer à détruire les corps de leurs coreligionnaires; aussi durentils chercher de plus en plus des endroits propres à ser?irde sépulture. On creusa la terre aux environs de Rome, elnwi sous Rome même; ces nécropoles présentent jusqu'à cinq étages de galeries basses et étroites immédiatement sape^ posées, où l'on plaçait les cadavres, un à un, dans des niches latérales taillées juste à la mesure du corps, et qu'on fermait avec des tuiles et du ciment ou avec une plaque d^ marbre.
Les plus anciennes lombes paraissent être du n* siècle) c'est au iir que se rapportent la plupart d'entre elles; à partir de la reconnaissance du christianisme comme religion ôfliciclle, on commença à enterrer dans les églises ou autour d'elles. Les plus anciennes sépultures n'ont aucune inscription, aucun emblème; il n'y en a guère de dalées avant le iv* siècle. On y voit des- noms, des symboles de professions, des insignes religieux : une colombe, une branche d'olivier, une palme (que l'on trouve aussi dans des sépu'' turcs païennes et qui n'est donc pas le signe exclusif du martyre), une ancre, un poisson. Le poisson, en grec«/5'-<» <îst racrostiche de iriGovç y^ptazog^ Ôîov vtoç^ (jcùriép « Jésus*