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LES CATACOMBES

Ihrist, fils de Dieu, sauveur^ >. On y voit aussi des figures mmaines : des oranleSy c'est-à-dire des femmes levant les )ras, en les écartant du corps, vers le ciel, ce qui était alors 'attitude de la prière; le bon pasteur, portant sa brebis sur «s épaules; etc. Plus tard, vers la fin du m* siècle, on dessina le vraies scènes mythologiques, par exemple la mère du Ihrist tenant son fils (sans aucun autre signe mystique qu'une itoile), le baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain; il y a nème la représentation du jugement, mais non de Texécuion, d'un chrétien. La croix, simple symbole, sans la figure t crucifié, n'apparait qu'au iv" siècle: l'instrument du suplice de Jésus ne devint d'un emploi solennel dans l'Église n'au V* siècle; de même, c'est seulement du moyen âge que atent les Vierges nimbées, la Madone, le Crucifix, saint oseph, etc.

Les tombes des € papes y> portent le simple titre d' < évê- |Qe >; il y a des sépultures de prêtres : l'un était médecin lans la vie civHe; un autre est enterré avec sa femme, etc. ^inscriptions des dernières époques sont les plus longues ; >n y vante les vertus du défunt, on exprime des regrets de ^mort, on désire qu'il repose en paix, dans la société des ^Dts.

On ne croyait encore ni à la primauté de Pierre, ni à l'auorilé suprême du pape; on ne séparait pas l'eucharistie de *^gape; on ne priait pas pour les morts, c'est-à-dire qu'on ne 'Voyait pas au purgatoire; on n'avait pas encore conçu l'in- ^fcession possible des morts, des saints, en faveur des '^ints. Au surplus, pour bien des détails, il n'y avait pas

^* Cf. Augustin, De Civitate Dei, liv. XVIII, ch. xxiii : ftorum autem grœ- '^m quinque verborum.,. si primat litteras jungas^ erii I/Où;, i(i est Piscis, * fKO nomine mystice intelligitur Christus, eo quod in hujus mortalitatis *lf«o velut in aquarum profunditate vivus, hoc eH sine peccato, esse po-

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uniformité dans les croyances. Les écriVains postérieimyfri onl inventé une orthodoxie originelle, mentiomieDi, sons b nom d'hérésies, diverses opinions ou appréciationi loealei. Il y avait les disciples de CérùUhêf pour qui le Gknuf , émanation de Dieu, s'était uni à Jésus-homme dans kteptême du Jourdain, l'avait quitté i sa mort au Golgolba et refieidra avec lui le jour de la résurrection pour établir le royaume de Dieu, lequel devra durer un millier d'anniei. Il y avait les ébioniles (de l'hébreu ébiontm c les pauvres >) qui vivaient en communauté, réunissant toutes leori ressources, croyaient à Jésus, ministre de Dieu, dief des anges, et recommandaient le mariage : ils toléraient laèrne, dit-on, la polygamie. Il y avait encore les daeètes pour ^i le corps humain de Jésus était une pure illusion des sens; les nicolaites (secte du diacre Nicolas) pour qui la foi soffinît et rendait licites les actes les plus immoraux; et bien d'antres sectes.

La croyance des cérinlhiens sur le régne millénaire éas justes fut très répandue dans l'Église au n* siède : P^ pias, évêque de Hiéraple, Justin, Irénée, TertuUien, La^ tance, en furent les partisans convaincus. Plus tard, on cite les eucratites ou continents, ennemis du mariage, (p^ croyaient aux émanations, à la non-réalité du corps de JésoSi et remplaçaient le vin par Teau dans la commémoratioo de la Cène; les modalistes, qui affirmaient l'unité indivisible d^ Dieu dont le Père, le Fils et l'Esprit ne sont que trois nû0^> trois formes, trois manifestations, trois forces; et les 10^ tanistes^ vers la fin du ir siècle. Montanus était un eii0^ que de Phrygie qui, assisté de deux femmes dévouées, V^^ cille et Maximille, prêcha une doctrine austère et bouleveï^ rÉglise : il condamnait le mariage, la nourriture aninuil^] l'étude des sciences, et admettait les femmes à tous les empl^'^ de rÉglise. Montanus se donnait comme inspiré par l'esprit ^

- TERTULLIËN, ORIGËNE, JÉRÔME. 395

Dieu pour répandre el terminer l'œuvre complète de Jésus- Cbrist : Tertullien fut une des recrues les plus importantes de montanisme. Son contemporain Origène (185-254) ne fut pas non plus exempt d'hérésie : on l'accusa d'avoir cru à la préexistence des âmes (la doctrine actuelle de rÉglise est que Dieu crée les âmes en même temps que les corps) et d'avoir nié Tétemité des peines.

On accusa également Origène d'avoir affirmé l'incorporéité de Dieu qui, soutenait-il, n'a point de forme propre et peut en prendre occasionnellement une quelconque à son gré : il y eut, sous le patriarcat de Théophile à Alexandrie, h grande querelle des anihropomorphites, txdyers^ires d'Origène (qui s'appuyaient sur le fameux : e Dieu a fait l'homme ison image >) et des athées^ comme on appelait les partisans de ses doctrines. Saint Jérôme fut excommunié par Hrascible Théophile comme ignorant el comme anlhropoinorphite.

Vers le milieu du nv siècle fut soulevée la question des

lihellaiiquesy c'est-à-dire des chrétiens qui avaient obtenu

des magistrats de l'empire des certificats constatant qu'ils

avaient sacrifié aux dieux et qui cependant affirmaient être

restés fidèles et n'avoir eu ces certificats protecteurs qu'à

prix d'argent ou par complaisance; et d'autres qui, ayant

•poslasié, se faisaient délivrer par ceux qui avaient souffert

pour la foi des lettres de paix et de pardon. L'Église se

divisa : fallait-il ou non admettre à la communion les por-

^urs de pareilles pièces? C'est à Carlhage que le conflit

s'accentua ; l'évêque Cyprien se prononça pour la négative;

les partisans de l'opinion contraire élurent pour evêque For-

f ^^nat. Une querelle analogue se produisit à Rome quelque

^'ïïps après, les uns affirmant qu'on devait admettre les

apostats à la pénitence, les autres disant qu'ils devaient être

* Jamais exclus; les premiers se rangeaient sous les ordres

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