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SPÉCIALISATION W CTLTE. iSI
Cilles^ etc.; la cérémonie des Rogations au printemps est la reproduction d'une cérémonie païenne qui avait également pour but la bénédiction des fruits de la terre; les neuvaîn^ ont été substituées aux Novendialef romaines: le> procetsions aux théories^ y etc. Le culte des saints a pris la place de celui des dieux : saint Michel rappelle Mercure, saint Hippolyle l'Hippolyte grec, saint Roch Esculape, sainte Félicité les Juvénales; je ne parle pas de <*es saints aïK^crj-phes fort vénérés dans certaines localités et dont le nom même indique Torigine païenne : saint Panti <Pan^ saint Donat (^Aîdoneus), san Pelino (Pelina). La Vierge a beaucoup usurpé les fonctions et les mérites de Gérés ou de Vénus; n\ a-t-il pas une c Notre-Dame des Epis »? En Serbie, saint Elie commande au tonnerre, la Vierge aux éclairs et saint Pantaléon à ia tempête qui est en Grèce sous les ordres de saint Nicolas, et à Corfou sous ceux de saint Spiridion ; ailleurs, la Vierge préside à l'aurore et les quarante martyrs au printemps. En Grèce, saint Georges est le patron des laboureurs; en Italie, saint Antoine celui des chevaux. En Espagne (il n'y a qu'à ouvrir un almanach populaire pour s*en assurer) on vénère entre autres saint Benoit comme le guérisseur spécial du € mal d'urine » (12 janvier); saint Chide, comme celui des maux d'oreille (21 février); sainte Rolinde (13 mai) et saint Sérapion (14 novembre) guérissent des coliques; saint Laurent, comme on peut s'y attendre, des bnîlures (10 août); sainte Barbe arrête la foudre (4 décembre) ; saint Dominique de Silos (20 décembre) et sainte Quiterie* (22 mai) empêchent Thydro-
i. La procession de la Madonna dell' Arco à Naples, où les fldèlcs vont le ''root orné de feuillage, n'est pas aulre chose que l'antique fête de Bacchus et C^res libéra, comme le fait remarquer M. Alfred Naury.
S. Sainte Quiterie est célèbre pour avoir marché en portant sa tète dans ses tiDains après sa décollation; le m^me miracle est attribué à saint Clair, à saint iVicaise, à saint Léon de Bayonne, à saint Denis de Paris, à sainte Solan^^e ûu Berry, à saint Didivr de Langres, ù saint Just d'Autun, à saint Firmiu
433 PERSISTAMLK lltS COI! lliMEï. l'AlENNK!..
phobie et fonl une coiicurieace déloyale à M. Pastcui-;^Bt André Avelino rend iinpossil)le.s les moi-ts siibïlea (ÎO M vembre), etc. En Fiance même de pareilles supcrsUlions sont pas rares : sainl AJgnan guérit de la teigne, ilisetil encore beaucoup de braves gens; saint Genou de la gouU«; sainte Claire des itiaiix d'yeux; saint Eiitrope de r!irdiv> pisie; saint Mammardde^; maladies de sein, eti-. J'aicom^, dans un calendrier cspagnul, cinqiianLe-qualrc viei-ges difll^■ rentes : des Victoires, de la Miséricorde, de la Pilié, io Grâces (d'où le nuiri de Mercedes), de la Lumière, du Roi voyage, des Vignes, des Remèdes, du Pré, du Lait, du Carmd (Carmen), du Pilier (Pilar), de l'Orient, etc.
Sous l'étiquette chrétienne, bien des coutumes païKBiw ont persisté : la lampe qui brûle devant la Vieiyc doniesiiff est un reste du vieux culte des Lares; dans le Jura et dm\f Morvaa, on mettait encore naguère entre les mains d'un luort ou sur la croix qui ornait le lit funéraire la pièce de mon' naie qu'attendait Jadis Caron; lesélrennes, la bûche dc Noêli le feu de la Saint-Jean, la u betlc de mai » (Mata), sontaulaot de vestiges d'un paganisme iiivéléré. On n'en finirait paifi l'on voulait citer toules les pi'atiques superstitieuses ou fêl*chistes des chiétiens : saints jetés à l'eau pour faire pleuïoif (saint Pierre à Oloron, saint Galderir à Perpignan); consul-
d'Amiens, i laint Maurice, à saiul E«péric. i lainl Lucaio. à iiinl OrlJti' ■ainle Valérie, ù saint Auiniio. î saint Cauileti^ Â inilit Coiits. » Hinl PM à siiat Aventin et à d'iiiiire» encore Une It-geiiile. raiipelée pnr lei BalWdiites (à la dale du 37 niiii) tnit do Bueceun saint st raconlc qu'il MaLiat^a"' deux mains sa tète dùtachil'i: par les bourreaux qu'il alla s agenomller deilri une Église et qu'il rendit là le dernier soupir — LexplicaUon la ft* nalurelle du niyllie csl dans une rnus<>e lalerprébitian de la jisiiiture m de k ilaluaire : l'aftistc, puur iniliijuer que le personua^o donl il faisait l'iBIII ' vénérée avail eu la lôte coupée, ! ntail repréienti; le cou cmipA cl arilt i«** giné de lui mcltie la lèLe cuire le miilns, altltudr qui » Hi prise au pied ik