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MONOTHÉLITES, ICONOCLASTES

C'est avec un pareil galimalias qu'on mène les hommes!

Le cinquième concile (à Constantinople, en 553) eut une bien moindre importance. Les évoques grecs y étaient en très grande majorité. L'affaire à traiter était celle des trois chapitres, c'est-à-dire d'un ouvrage de Théodore (évêquede Mopsueste), des écrits de Théodoret (évêque de Cyr) et d'une lettre d'Ibas (évêque d'Édesse) au Persan Maris, documents tout à fait nestoriens. Les occidentaux furent longtemps avant de reconnaître l'autorité de ce concile, réuni par Justinien, au milieu des démêlés de sa femme Théodore avec les évêques de Rome. Théodora soutenait les eutychiens ; elle renversa le « pape » Libère et lui substitua une de ses créatures, Vigile, qui parait cependant n'avoir pas voulu demeurer l'instrument aveugle des passions de l'impératrice.

Ce fut encore à Constantinople que se réunit, en 680, le sixième concile, où fut anathématisé comme hérétique le pape llonorius (625-64'0). Celui-ci aurait pactisé avec les j momthélites; on nommait ainsi ceux qui, admettant les deux natures de Jésus-Christ, ne consentaient pourtant à reconnaître en lui qu'une seule volonté, la volonté divine, sans laquelle la nature humaine du Fils de Dieu ne saurait rien opérer.

La septième assemblée se tint d'abord à Constantinople, puis alla se terminer à Nicée (787). On y condamna les îconoclastes qui, sous l'inspiration des empereurs Léon l'Isaurien et Constantin Copronyme, s'étaient prononcés contre le culte des statues et des images ; on avait brisé des crucifix, brûlé des livres et des tableaux, massacré des religieux, et en 754 un concile de trois cent trente-huit évêques orientaux avait solennellement anathématisé les adorateurs des images. Les décisions du second concile de Nicée ne furent pas admises sans résistance; en 794, trois cents prélats

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