‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 192 sur 261 · LITURGIES DIVERSES · texte numérisé non relu

LITURGIES DIVERSES

rabeSy et d'Afrique. Celle de Rome est connue par le saenh mentaire du pape Gélase (496) : elle comprenait Vlntrml (formé d'un psaume et d'une antienne), trois collectes^ dem ou plusieurs épitres; Grégoire le Grand la réforma vers Tu 600; il réduisit V Introït au premier verset du psaume et i l'antienne, prescrivit la récitation d'une seule collecte et h lecture d'une seule épttre, ajouta le Kyrie eleison^ etc. Le pape Pie V, au xvi* siècle, ajouta, à la fin, la lecture du oommencement de l'évangile de saint Jean.

La liturgie ambrosienne de Milan a été, dit-on, définitiv^ ment réglée par saint Ambroise (évoque de 374 à 397). Elle différait de celle de Rome en ce qu'on y lisait deux épitm (la première tirée des prophètes de l'Ancien Testament, h seconde de saint Paul) et qu'on y disait neuf fois (au commencement, au milieu et à la fin) leKyiie eleison (on ne disait point Christe eleison). La liturgie usitée dans les Gaules jusqu'en 758 était très analogue aux liturgies orientales. Elle comprenait aussi la lecture de deux épitres; on y lisait les actes du saint du jour; la communion se faisait à l'autel, tout à fait à la fîn de la cérémonie. La liturgie gothique oa mozarabique, usitée en Espagne avant Tinvasion musulmane et conservée par les chrétiens soumis aux Maures, dérivait comme la liturgie gallicane de celles encore en usage en Orient; elle comprenait pour la messe : la lecture d'une leçon de l'Ancien Testament avant l'épUre et le graduel, la récitation par le peuple de VAgios après le Lavabo; la fraction de l'hostie, avant le Pater j en neuf morceaux représentant les neuf mystères de la vie de Jésus : la conception, la nativité, la circoncision, la transfiguration, la passion, la mort, la résurrection, la gloire, le règne; le prêtre disposait ces neuf particules sur la patène en forme de croix et ne mettait dans le calice que la dernière (règne); l'office commençait par la confession du peuple. En Afrique, on se donnait

Page 1