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LA MESSE

le baiser de paix après la récitation du Pater et avant la communion, au nïomenl où le prêtre dit : « Que la paix du Seigneur soit avec vous ! » C'était la coutume ancienne des Orientaux; mais chez quelques-uns, par exemple chez les Grecs, le baiser de paix se donnait après le symbole et avant la préface. Presque partout, on Taisait sortir les catéchumènes, les pénitents et les excommuniés après ïévangile.

11 y avait en Orient beaucoup de liturgies locales : celle de Jérusalem attribuée à saint Pierre et à saint Jacques le Mineur, celle d'Alexandrie attribuée à Cyrille ou à Basile, celle d'Antioche et de Constantinople qui remontaient, disait-on, à saint Jean Chrysostome, celles des Arabes, des Éthiopiens, des Arméniens, etc.

Dans les églises latines, la messe, telle qu'on la dit actuellement, se partage en six parties principales : la préparation, rinslruction, l'oblation, la consécration (canon), la communion et l'action de grâces.

Le prêtre fait son entrée solennelle, s'arrête au pied de l'autel, y récite le psaume /wdtca me, Deus (Ps. XLIIl)*, suivi de la confession, (Çonfileor), et des formules précatives Misereatur et Indulgeniiam ; alternativement avec lui, les servants répètent les mêmes prières pour le peuple. Puis, il monte à l'autel et le baise; il récite l'antienne Introït suivie de l'hommage Gloria, le Kyrie eleison alterné avec le Christe eleison (cinq fois le premier et quatre fois le second), et l'hymne en prose Gloria in excelsis Deo. 11 salue le peuple, en disant Dominus vobiscum, et récite les oraisons dites Collectes, par allusion aux anciennes quêtes ou pour rappeler l'union des prières des fidèles {collectio). Viennent alors la lecture de Vépitre (un passage des épîtres canoniques) et de l'évangile (un passage de l'un des quatre Évangiles) et

1. Ce psaume n'était pas récité dans l'ancien office lyonnais.

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le prÔDC* : sermon, annonce des t'êtes, publications Je mariages, etc. On dit alors le Symbole; puis n'est VOffertoirt, c'est-à-dire le moment dos offrandes : on a gént^ralemeDl renoncé aux offrandes publiques. Le prêtre offre à Dieu eu dons, et en particulier le pain et le vin destinés h la consécration, par l'oraison Sttscipt'jSancte Pater ;i\ mêle l'eau e( le vin, en récitant la prière Deus, qui hnmanœ s»b»taHtia dignitalem; il offre le calice, enrense les saintes espèces, se lave les mains en disant la formule Lavabo inter innocailtt manus neas, offre de nouveau l'oblation en s'adressaul cette fois à la sainte Trinité : Suscipe, sancta Trinitas, invite les assistants à prier {Orale, fralres), dit ù voix basse l'oraisoD secrète, récite la prtjl'ace Siirsum corda, lerminée par la prière des anges : Sanctus. Le canon commence alors par la formule Te ijtfur : l'oflieiant prie pour l'Église, le pape, U roi, les évêques, les fidèles; il fait la comméraoraLion des vivants et des morts, se prépare k la consécration par 11 bénédiction Hanc igitur oblalionem, consacre le pain et le vin en répétant les paioles de la cène, élève les espèces transsubstanliées, les adore, récite la prière par exceflence le Pater, rompt l'Iiosiie et en mêle une partie avec le sang, prononce l'invocation de pénitence Agntis Dei, communie, donne à communier, fait l'oblation finale, récite les actions de grâces, bénit et congédie le peuple {Ite missa est), et Ht If commencement de l'Kvangile de saint Jean : In principu erat Verbum*.

1. Le prune ae fait proproFiionl onlre réfillre el Téïnngilc ; on j (jouts w»veiilde courte! priirasou loi'tiircs {traiU, gradHtU, tUIeluia) ou le chauld'uu prOM, 901'lc lie cantique ea vers.

2. Les amateurs il'allégopies voieut dans Imite la messe îles lîgiicfi ; l-" sortie du prêtre de la sacn.'^tie représente U aorlie de Ji^tus du sein iiffia>l de Marie, l'élévation du calice et de Choslie représente JB descente d> !■ croix, etc. ; d'autre part, la coilTure, l'aube, la ceinture, la chasuble da prttit rappellent la couronne d'épines, la robe dont HËrode Dt revSLr Jésu, 1>

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