‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 195 sur 261 · LE PATER · texte numérisé non relu

LE PATER

nupa7fidv^ aXkà pvrrai rifiàiç ino zov novtipov. Le second (Luc, XI, 2-4) est plus court; il est également utile de le

reproduire : ïldxtp^ ày ladOr^zai xo ivo\Li. crov' è\9cix(ù -/i jBao'cXEea crov Tov ipTov t^julôv tov émovmov iiiov -fifiiv zh xa9' -fifiépocj' Kcà ayeç -fifitv ràç itiapuaç TQfxwv, xaè 'jàp oÛtoc itfioiLV) TZQCJzi 6(ftikov':% riiuv Kac jult) ihivéyyriç iSfxaç dç TTECjoadjULov «. Les deux traductions de la Vulgate sont encore plus différentes; pour Mathieu, elle dit : Pater noster^ qui es in cœliSy sanctificetur nomen tuum; adveniat regnum tuum; fiai voluntas tua^ sicut in cœlo, et in terra: panem nostrum super substanti aient da nobis hodie; et dimitte nobis débita noslra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris; et ne nos indu cas in tentationem, sed libéra nos a malo* »; pour Luc, elle traduit : Pater ^ sanctificetur nomen tuum; adveniat regnum tuum; panem> nostrum quoiidianum da nobis hodie y et dimitte nobis peccata nostra^ siquidem et ipsi dimittimus omni debenti nobis; et ne nos indncas in tentationem^ . Une addition, relativement récente et générale dans les versions orientales anciennes, et dans les versions gothique et slave, est la suivante : ore ^ov itrztv ri ^amXtta xai ri 5y vajxcç xal -fi 5o^a dç i ov^ alZvaç' ifi-riV . € Car à loi est la royauté cl la puissance et la gloire dans les siècles : amen'' ». Cette addition, adoptée parla plupart des protestants, n'est admise ni par la Vulgate ni par les catholiques qui ajoutent seulement le mot amen,

La différence capitale entre les deux textes grecs et la

1. J'ai pris ce texte dans la huitième édition critique de Tischondorf (Leipzig, 1869-1872, 2 vol. in-8»).

2. On remarquera Taddition de es: au lieu de inducas^ il vaudrait mieux in'eraf.

3. Par rapport au texte grec, outre supersubstantialem pour ê1Clo^3<Tlov, faudrait : da no^iA juxta diem ; débita nosiraj et enim ipsi; et ne nos inféras.

4. Atnen est un adverbe hébreu (dmên) qui veut dire (< vraiment, sûre* ment » et qu*on a rendu par « ainsi soit-il t .

471 LAVB MAUH, l,K SÏMBOl.K IIES ACOTBKS.

vulgalc latine est dans le mot imovvtov qui est traduit lanlôl par supersubslanliel, tanlôl par quotidien. Le syriaque a « nécessaire » ou « de noire indigence » ; !e copte < de domaiu » ou < à venir i ; saint Augustin dit « de cliaquc jour >. Saint Amhroisc explique qu'êjtfoûutiv veut dire à venir, car le jour h venir se dit ÈRioOffa ^^fiE/sa ; saint JiSrôme dit qu*il s'agit d'un piiin substantiel supÉrieui' h tontes tes substance*; IVvangile scion les Hébreux avait le mot raahar » demain >. I) est donc probable qu'il s'agissait primitivement du paifl matériel, de la nom'iiture journalière el non du pain spirituel, du pain de vie, comme l'ont entendu certains sectaires; et que la version courante de l'Église calbolique est celle qiù est la plus conforme à la tradition.

I,n Salulation angéUqae est formée des paroles de i'ai^ Gabriel à Marie (Luc, i, 28), de rexciamation d'Elisabeth & l'entrée de sa cousine (Ibid., 42), et d'une formule déprécative composée, dit-on, au concile de Gbalcédoine, mais devenue d'usage général seulement vers le xv" siècle.

Le Syiubole û\i des apùlres pjiail a priori iiûlio qu ua abrégé des vieilles professions de foi adoptées par les pères des conciles de Nicée et de Conslantinople. La première est ainsi conçue : « Nous croyons en un Dieu, père tout-puissant, créateur de toutes les choses visibles et invisibles {\)\ — et en un Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu (2), fils uaique né du père, c'est-à-dire de la substance du père, Dieu issu de Dieu, lumière de lumière, Dieu vrai de Dieu vrai, né et non fait, consubstantlel [ôftooûffioç (3)] au père, pii" qui toutes choses ont été faites qui sont au ciel et sur la terre ; qui, pour nous hommes et pour notre salut est descendu (4), s'est incarné (5) el fait homme (6), a souffert (7) et est ressuscité le troisième jour (8) ; est monté am cieux (9) et viendra de nouveau pour juger les vivants el les morts (10) ; — et dans le Saint-Esprit. » La seconde ajoute

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