‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 38 sur 261 · ANCÊTRES, MANES · texte numérisé non relu

ANCÊTRES, MANES

tants de la Floride en 1562, les indigènes de Sumatra , les Malgaches, les Tahitiens^ les Santals et les Klionds de Tlnde, les Patagons, les Dakotas, les Esquimaux, les Africains de toute espèce, et bien d'autres encore, pratiquent ou ont pratiqué le culte des ancêtres. Dans le Dahomey, chez les Foulahs^ sur la côte d'Or, on enterrait le mort dans sa maison désormais inhabitée ; dansTancienne Floride, le cadavre d'un chef, près duquel on plaçait sa conque à boire, était brûlé avec tout ce qui lui appartenait dans sa maison qui ne pouvait plus servir à personne. Chez les Hottentots, on laisse debout les huttes où quelqu'un est mort. Ailleurs, on n'entre jamais dans certaines grottes regardées comme les asiles des morts. A Tahiti la demeure d'un mort devenait tabou, sacrée, réservée, prohibée. Dans beaucoup de pays, on dépose des aliments dans les lieux de sépulture : des traces de pareilles coutumes sont conservées chez des peuples dont les religions sont plus avancées, chez les Musulmans par exemple. Le culte des ancêtres est presque la seule religion naturelle et nationale des Chinois. N'oublions pas les Lares et les Pénates des vieux Latins. Il n'y a rien dans tout cela qui ne prouve la croyance à une âme matérielle, conception d'ailleurs encore maintenue dans toutes les religions modernes qui ne sauraient expliquer et justifier autrement la matérialité vulgaire des peines et des récompenses de c la vie future ».

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