‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 47 sur 261 · ÉCOLES PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

ÉCOLES PHILOSOPHIQUES

identiques et sans différences essentielles entre eux ; quand on Ta compris, on est dégagé de l'illusion (mdj/d) des sens et, en concentrant de plus en plus son attention sur Tâme universelle, on arrive à détruire en soi toute idée de personnalité et d'individualité. Ce système a pour adeptes la plupart des yôgis^ pénitents qui se rattachent aux sectes religieuses çivaîstes; nous y reviendrons.

V. Djftimini et ses disciples, c'est-à-dire l'école de la Mimâns†étude^ recherche », sont comme Patandjali et toute l'école yoga, plutôt des précepteurs religieux que des philosophes. Ce sont en quelque sorte des pères de l'Église, des commentateurs ou des docteurs inspirés. En quelque sorte, ai-je dit, car pour l'adepte de la Mimânsâ, la religion n'est que le Yëda lui-même et le but de la science est la découverte du devoir sous l'expression parfois difficile à saisir du texte sacré. Le Vèda est éternel et n'a été révélé par aucun être ; qu'il existe une individualité supérieure, peu nous importe puisque nous n'avons point affaire à elle. Ce qui nous préoccupe, c'est le Vèda que nous avons sous les yeux. Ces positivistes antiques allaient jusqu'à croire à l'éternité du son ; une fois émis, le son ne cesse jamais de retentir bien qu'il ne devienne sensible à nos organes qu'accidentellement et d'une façon temporaire. La méthode consiste à prendre le texte védique, à en établir les difficultés, à chercher les doutes qu'il a inspirés, à examiner la valeur des solutions proposées, à trouver enfin la vraie solution par un procédé de raisonnement spécial.

Djâimini parait être moins ancien que Patandjali ; c'était, dit-on, un jeune homme de petite taille, au teint clair, qui vivait de la charité publique à Nîlavata-mûla. Il était né à Dvâita-vana. Son père et son fils sont regardés comme les auteurs de certains livres classiques ; quant à lui, il n'a laissé que des sûlras exposant sa doctrine. On compte du reste

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