V. MIMANSA. — VI. VÉDANTA n
vingt-six ouvrages fondamentaux sur la philosophie Jftmânsâ. Cette école s'appelle encore pûrva mîmânsâ c étude ou recherche primitive ». Le vêda comprend en effet troéi parties, dont la première, karma kânda c partie pratiquiî », préoccupe seuls les adeptes de Djâimini. Celte partie est proprement le texte des hymnes, la samhitâ; on ajoute à son étude celle des brahmanas.
Pour les disciples de Djâimini, pour les membres de Técole de laHImânsâ, l'univers est éternel, sans commencement, sang fin ; la création, la conservation, la destruction ou plutôt le renouvellement des choses, sont le pur effet des actions, du mérite ou du démérite. Les images des dieux sont des figures destinées simplement à venir en aide au dévot à lui préciser raccomplissement de ses devoirs ; peu importe la nature ert la forme du culte; le but est l'absorption finale dans l'^è» solu. Mais tant qu'il y aura de l'activité, il y aura des renaassances, et il y en aura éternellement; ce monde est peur ainsi dire le théâtre où cette activité se manifeste. Les conséquences en sont inévitables; elles accompagnent l'âme individuelle comme l'ombre suit l'oiseau, et apparaissent dans la vie prochaine. L'homme est conduit par ses actions privées comme l'éléphant par le crochet que son cornac lui met à l'oreille.
VL Le système védanta est dit aussi uttara mîmânsâ t dernière étude », étude de la dernière partie du vêda, les upanichads. Quant au mot vêdania, il vient de vêda et de ania t fin, terme » et peut ainsi vouloir dire € fond extrême du vêda ». Ce système, a dit-on, pour fondateur Vyâça, personnage un peu imaginaire et fantaisiste qui est censé l'auteur des ouvrages fondamentaux de la littérature classique de l'Inde ancienne.
On l'appelle quelquefois sarîraka mîmânsâ « étude -de l'âme corporelle ». Le système diffère du Sânkhya en ce qu'il