‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 50 sur 261 · VI. VÊOANTA · texte numérisé non relu

VI. VÊOANTA

sion, l'âme est en effet sujette à s'envelopper des vicissitudes mondaines diverses, qui sont le plaisir, la peine et les autres manifestations de l'activité. D'autre part, la projection la conduit au quatrième des états dont elle est susceptible : veille, rêve, sommeil sans rêve, pure intelligence, et l'y maintient. La pure intelligence de l'âme isolée cause l'obscurité d'où se produisent les cinq éléments subtils : éthery substratum du son; air, produit de l'éther, substratum du tact; lumière^ produit de l'air, substratum de la couleur; eaUy produit de la lumière, substratum du goût ; et tetrCy produit de l'eau, substratum de l'odorat. Ces cinq éléments donnent à leur tour naissance : d'eaux dix-sept corps subtils, linga-çarira {linga c signe, marque », çarîra t corps >), savoir : les cinq organes inactifs des sens, les deux organes de la pensée (buddhi € intelligence » et manas € perception »), les cinq organes actifs des sens (bouche, etc.), et les cinq souffles vitaux (expiration, inspiration, souffle digestif, souffle sécréteur, souffle excréteur); 2* aux cinq éléments grossiers qui sont une altération matérielle des cinq éléments subtils ; ce sont ces cinq éléments grossiers qui constituent le monde visible et les objets tangibles, les elres qu'on y rencontre.

L'âme, unie à un corps, vit sous une série d'enveloppes, comme l'oignon sous ses diverses tuniques; on en compte quatre : buddhi, manasy les souffles vitaux des cinq organes d'action qui forment Ydme intérieure ou subtile, seule susceptible d'être réunie à Brahma; et Vâme extérieure, formée des éléments grossiers dont l'ensemble constitue le corps apparent de Brahma. Le but de la philosophie est d'apprendre à l'âme la vérité, de rompre ses enveloppes factices, de faire cesser l'illusion générale et de lui apprendre que Dieu est tout et qu'elle-même n'est autre chose que Dieu. On n'arrive à la libération absolue que par la connaissance

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