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CÉRÉMONIES DOMESTIQUES

elle foule aux pieds son propre mari, le dieu Çiva. On faisait jadis en son honneur des sacrifices humains; on ne lui sacrifie plus aujourd'hui que des coqs, des boucs, et d'autres animaux domestiques. C'était la divinité particulière des étrangleurs, des Thags.

La religion vulgaire, populaire, se résume en quelques observances faciles, des prières, des cérémonies domestiques, des fêles publiques, des pèlerinages, des pénitences spontanées plus ou moins rigoureuses. Les observances comprennent l'interdiction de manger de la viande de bœuf, les ablutions fréquentes, la récitation de mantras ou formules de prières, l'aumône abondante, la recherche elle bon accueil . des hôtes, l'assujettissement perpétuel des femmes à leurs pères, à leurs maris ou à leurs fils, T interdiction aux veuves de se remarier (avec les mariages précoces, on peut se trouver veuve à l'âge de cinq ou six ans), l'abslinence complète du meurtre qui est, dit-on, la première des pénitences comme la vibhûti est le premier des ornements du front.

Les cérémonies domestiques, sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre, concernent les principaux événements de la vie, la naissance, le mariage, la mort. Elles sont régies par un rituel long et minutieux. Elles sont accomplies avec l'aide du brahme purôhUa^ qui n'officie jamais en public et qui est en quelque sorte le prêlre des familles. On aura une idée de ces cérémonies en se reportant à ce qui a été dit plus haut à Toccasion du cordon sacré des trois premières castes.

Les cérémonies publiques sont de deux sortes : les offrandes et sacrifices dans un but déterminé et les fêles commémoratives. Les offrandes consistent en fleurs, fruits et aliments déposés parles fidèles aux pieds des idoles, ou en pièces de monnaie données aux officiers des pagodes. Les sacrifices, qui consistaient jadis en immolation de victimes et surtout de vaches (gômêdha) ou de chevaux {açmmêdha).

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