TEMPLES, PAGODES
tard à ceux de tout Tcxtrême orienl, vient, piélendent les étymologistes, d'un moi persan altéré par les Portugais. Ces temples sont formés d'une vaste enceinte; au-devant s'étend une longue cour au milieu de laquelle est une belle allée d'arbres ; puis vient une cour pavée, quelquefois couverte, qui conduit à la pagode elle-même. La pagode a une forme rectangulaire; elle est presque toujours isolée dans une cour. Sur les murs sont de longues inscriptions qui constituent d'ordinaire les archives de la pagode, car on y a transcrit les actss de donation et de propriété qui la concernent. On sait qu'audessus de la porte d'entrée est un portique souvent très élevé, en granit entièrement sculpté (l'intérieur est en briques creuses). A côté de l'entrée principale est la cloche qui donne le signal des cérémonies. Aux angles des cours sont des pagotinSy petits temples consacrés à des divinités secondaires. Derrière se trouvent un puits, un jardin destiné à produire les fleurs nécessaires aux usages du culte journalier et l'étang sacré où se font les ablutions et où l'idole est solennellement baignée à certains jours de fêle. Les revenus d'une pagode consistent en rentes produites par les terres qui lui ont été données, mais surtout en remises consenties par le gouvernement sur le montant de l'impôt foncier et en dons volontaires. Les revenus d'une pagode s'appellent dans le sud de l'Inde delchani,
A chaque pagode est attaché un personnel relativement très nombreux. 11 y a des fonctionnaires laïques, le mâniagâr (de mâniyam c concession territoriale y>) administrateur, et leniranda (du mot niranda « étroitesse, petitesse, détail ») écrivain ou économe; et un personnel purement religieux, des sacrificateurs, des officiants {pûdjârijy des sous-officiants, des talavas (délégués pour officier dans les pagodes succursales si j'ose m'exprimer ainsi), des serviteurs de toute espèce et des Bayadères. On aura un tableau complet du clergé