COUVENTS DE FEMMES. IM
sième, le contentement du succès s'est à la fois élargi et calmé et fait place au recueillement, pendant lequel on perd la notion précise du détail considéré. C'est l'annonce du dernier état, celui de l'absorption pure ou, si l'on veut, de l'extase pacifique, sans joie et sans peine, sans empressement et sans regret. Les Bouddhistes septentrionaux ajoutent un cinquième état contemplatif, plus parfait et plus absolu, à ceux que nous venons de décrire.
Les femmes même furent admises à la vie contemplative. U y eut des couvents de femmes. Elles avaient un vêtement € sapérienr >, un vêtement c du milieu > et un corsage ou corset; elles portaient un mouchoir c mange sueurs > ; suivaient un règlement dont on a publié récemment une traduction, elles pouvaient commettre cent quatre-vingt sortes de péchés véniels, trente-trois péchés entraînant c la confiscation » (par exemple si elles remplaçaient leur vase à aumônes avant qu'il fût cassé au moins en cinq morceaux), onze péchés exigeant une confession publique (celui par exemple de boire et de manger chez des gens dispensés de faire l'aumône comme trop pauvres), vingt péchés exigeant la convocation du sanghQj de toute la corporation en assemblée générale (qui prononçait au besoin l'exclusion temporaire), enfin huit péchés entraînant l'excommunication ou l'exclusion définitive : immoralité avec les brutes, meurtre ou excitation au meurtre, affirmation qu'on a la certitude, vol, attouchement toléré de laparb'd'un homme, s'asseoir à côté d'un homme, ne pas dénoncer une compagne surprise en faute, rendre un service personnel à un bhikchu. On voit que rien n'était moins agréable que la vie d'une religieuse, d'une bhikehuni.
Le monachisme bouddhiste n'a rien de commun avec l'ascétisme brahmanique. Celui-ci est simplement le quatrième état de vie de tout homme appartenant à la caste