RELIGIONS DE LA CHINE ET DU JAPON
Cultes naturalistes originaux. - Confucius. — Mencius. — Lao-Tseu. — U bouddhisme. — Le Sin-to. — Les juifs et les mahométans en ChiDC.
Le cerveau des Chinois paraît nalurellemenl rebelle aux conceptions religieuses; en tout cas, ils sont, au fond, essentiellement éclectiques et sceptiques. Les Chinois d'un rang élevé et d'une éducation supérieure professent avec une égale sympathie les trois religions officiellement reconnues dans leur pays, ce qui est peut-être le moyen de n'en professer aucune. L'empereur, en vertu même de son rang, est pour ainsi dire le chef suprême et incontesté de ces trois culles, le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme.
Le bouddhisme a été introduit en Chine, aux premiers siècles de notre ère; dès l'an 67 après Jésus-Christ, des rais- Bionnaires indiens l'y avaient apporté, mais il y était connu depuis plus de deux cents ans, car des relations avaient élé établies vers l'an 126 avant Jésus-Christ entre le nord de l'Inde et la Chine, etles ambassadeurs chinois, Chang-kienel Hu-kiuping, avaient raconté à l'empereur Ou-ti tout ce qu'ils avaient appris de la religion du Bouddha. Ce fut Tempereur Ming-ti (58-76 de notre ère) qui, inspiré par un songe divin, envoya chercher les livres sacrés du bouddhisme; la mission