BOUDDHISME CHINOIS
*éiissit parrailement» rapporta des manuscrits, des statues, les reliques, et ramena même deux prêtres indiens, Hatanga i Gôbharana, qui arrivèrent à la capitale, Lo-yang, en >7: on construisit aussitôt un temple, sous le vocable du cheval blanc » pour rappeler le voyage des missionnaires. Denombreuses immigrations de bouddhistes indienseurent eu pendant les siècles suivants, et la plupart de leur livres icrés furent traduits en chinois. Le nouveau culte se répandit ipidement dans le pays où, trois cents ans après Ming-ti, il ivint général et prépondérant, En 335, il y avait, àLo-yang ulement, quarante-deux monastères bouddhistes. Ces pro- "ès n'allèrent pas sans entraves; à Tinstigation des confuaaistes et des taoïstes, l'exercice public du bouddhisme la profession religieuse furent sévèrement interdits en iO, 714, et 845; le premier édit rendu en 1662 par Kang-hi, quatrième empereur mandchou, et non encore révoqué, mdamne formellement le bouddhisme comme < reposant ir une série de contes sans fondements ». Le bouddhisme chinois procède du système Mahâyana; il •oit au paradis, lac de lotus en fleurs où revivent les sages et le nomme ngyan lo « plaisir », kyo lo « empire du plaisir », ing tu € glorieux pays ». Il n'a pas, comme les Thibétains, aduit d'ordinaire les noms sacrés; il les a transcrits le plus mvent : Çâkya est devenu Tcha-ka; Çâkyamuni, Chi-kiam-ni; Arhat, a-lo-han; Bouddha, Fëu-t'o ou Fo-fo et par )réviation Fo {on dit Phot à Siam); Amitabha, ho-mi-to-fa; ralôkitêçvara, a-fo-lu-lchi-toi-fa-lo; Mandjuçrî, man-lchu' ?-Ji;mâitrêya, mi-ta-li-e; i^vsilyèkdLy pi-le-tchi-ti-kia; Bôlisatva, fusa ou pu-sa qu'en Europe on écrit d'habitude ^m-sah. De même, on a Fan-lan-mo pour Brahmâ; mo-ho- -na-ti-po pour Mahâyanadêva (le dieu du grand véhicule) ; 'b-motho pourParamàrtha ; tO'tha'kia'tho pourTathâgata; mi pour maniy etc. Kapilavastu est devenu kia-pi-lo-p'a-