Î36 LUTTE ENTRE LES DEUX PRINGIPES
napat, le petit-fils des eaux, le mâle fécondant, qu'on a assimilé à VAgni védique; Anahita^ connu des Grecs sous le nom d'Anaîtis, c la pure », déesse fécondatrice et fertilisarice; — Vâta^ lèvent; — Râmatij l'air, dieu de lasarear et du goût ; — AçmaHy le ciel sphérique, rhorizon; — ThioMat l'espace infini ; — Zem, la terre ; — Haorna, la liqueur enivrante, le sôma hindou (devenu hôm dans la tradition moderne), divinité fécondante et secourable. On doit ajouter i cette liste Daêna^ la loi révélée {din moderne c foi >) ; mi vanuhi, la prière ; manthra çpenta, le texte saint; les phravasis, type idéal des êtres intelligents; drvâçpa, l'âme du taureau, divinité protectrice du bétail, et Zrvâna, le temps incréé.
Quant aux collaborateurs d'Ahriman, de même que leur chef est l'adversaire personnel d'Ormuzd, de même chacun d'eux lutte contre une bonne divinité. Les démons Ae^ma {Asmodée biblique), AçtôvtdhôtUj Apaosa, Azî, sont les ennemis respectifs de Mithra, des Phravasis, de Tîstrya, du feu; le second est le démon de la mort. Le nombre des démons est incalculable, il y en a de mâles, il y en a de femelles ; il y en a dans le ciel, sur la terre, partout, toujours prêts à attaquer les hommes qui pour se défendre ont surtout la prière, la récitation du texte sacré et les sacrifices. Parmi eux nous remarquons un Gandarewa au talon d'or, qui correspond aux Gandharvas indien et aux Centaures grecs. A côté des démons, on rencontre les Drujes^ êtres malfaisants femelles, dont les principales sont le sommeil, l'impureté, l'impudicité, le serpent à trois têtes; les pairikas {péris modernes), sortes de guerrières démoniaques, ennemies des hommes ; les yâtus, enchanteurs ; les djanis trompeuses; les çâtarsy tyrans méchants. On y ajoute les hommes impies, asemaoghas, les hétérodoxes, les infidèles.
C'est le premier des dieux, Ormuzd, qui a révélé la bonne