LA RÉSURRECTION
ture, Gaya-marelany l'Homme primitif, succomba sous les coups des mauvais esprits et sa semence donna naissance à rhomme ; c'est le Gayômard ou Gayômarch des Éraniens postérieurs. Parmi les bonnes créatures, le chien tient le premier rang et ensuite vient le castor. A chaque création d'Ormuzd, Âhriman oppose une création mauvaise ; c'est de lui que procèdent, par exemple les grenouilles, les serpents et les fourmis, que le devoir de tout bon mazdéen est de tuer impitoyablement.
Lorsqu'un homme meurt, son âme demeure deux nuits à prier près de la tête du cadavre. Un esprit vient alors la prendre et la mène au pont Tchinvat c pont du jugement (la voie lactée?) » gardé par des chiens, où siègent les trois dieux juges Mithra, Çrao^a, Rasnu. Du haut du pont, le démoD Yizaresa précipite dans Tabime les âmes damnées. Les âmes sauvées passent le pont ; elles franchissent les trois sphères de la bonne pensée, de la bonne parole et de la bonne action, pour atteindre enfin le paradis d'Ormuzd, séjour de la lumière incréée. De même, les autres, avant d'arriver à l'enfer ténébreux d' Ahriman, ont traversé les sphères de la mauvaise pensée, de la mauvaise parole, de la mauvaise action. Les âmes ne demeureront point éternellement en enfer ou en paradis ; elles y attendront le jour de la résurrection qui sera celui de la fin du monde.
La création du monde n'a eu pour but que d'aider Ahuramazdâ à vaincre Anra-mainyu ; aussi deviendra-t-il inutile et sera-t-il détruit. Il se sera écoulé quatre périodes: la première celle de Zoroastre, les trois autres celles successives des trois sauveurs issus de la semence qui aurait dû féconder la troisième femme du grand prophète. Le dernier, Çra(h syaty offrira un grand sacrifice : tous les hommes renaîtront tels qu'ils auraient été à l'âge de quarante ans et les enfants à quinze ; ils accepteront tous la loi mazdéenne, et seront
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is bons et purs. Tous les mauvais génies se trouveront éantis à ce moment; ii ne restera plus que le serpent et uiman : le premier se consumera dans l'airain fondu ; le îmier s'abimera au fond de Tenfer; l'enfer lui-même se issoudra dans les flammes et le monde désormais immorlel emeurera délivré de toute souillure.
On voit par ce rapide exposé que la doctrine mazdéenne est ssentiellement mixte. Certains mots, certaines étymologies, ious ramènent aux traditions des temps védiques; d'autres •îennent d'une ou de plusieurs autres sources. 11 y a dans ces liéoriesune part très probable d'originalité et de spontanéité ; nais il y a sans doute aussi des emprunts nombreux aux voyances des indigènes. Les Aryas, quand ils arrivèrent en Perse, y trouvèrent en effet des peuples d'origines différentes ; ^n'étaient pas des tribus inférieures, des sauvages comme paraissent l'avoir été les précurseurs ou les prédécesseurs (les Indiens; aussi est-il naturel que la religion des derniers irrivés, des derniers maîtres du sol, de ceux dont Alexandre vint détruire l'autonomie, offrit un amalgame de conceptions variées.
La religion de Zoroastre n'admet pas la damnation élcr- Qelle; puisque, à la fin du monde, tous les morts ressusciteront et seront convertis à la vraie foi par laquelle ils vivront éternellement heureux, la pratique des vertus et la fidèle observance de la loi n'ont pour résultat avantageux que d'é-
vilerle séjour désagréable quoique temporaire dans l'enfer ■l'Anra-mainyu. Le bon mazdéen était qualifié de < pur » et, inand il avait péché, son code religieux lui offrait de noml^reux moyens de purification. L'impureté, œuvre des mauvais esprits, souillait celui qui ne rejetait pas avec soin ses heveux coupés, sa barbe rasée et les rognures de ses ngles; celui qui touchait un cadavre; celui qui s'appromit de plus de trois pas d'une femme affectée du flux pério-
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macaux ou intestinaux ; celui qui mentait ou trompail qui se mettait en colère, qui battait et tuait des h< des chiens ou des animaux de la bonne création, e principaux moyens de purification consistaient i se lan de l'urine, de vache principalement; à apporter ( pour le feu sacré; à tuer des grenouilles, des crapauds fourmis; à recevoir des coups d'aiguillon ou de f< prononcer certaines prières; à payer une amende oi à offrir aux prêtres ou à d'autres personnes des objet à leurs fonctions ; à procurer comme femme à un 1 juste une jeune fille vierge et saine ; enfin à défricher inculte.
La morale de la religion que nous étudions cons pratiquer les actes contraires à ceux qui rendent im faire des œuvres de charité et de bienfaisance, et à croire à la loi révélée, à sa puissance : réciter la h le moyen de se purifier moralement et de guérir le u sique. Il ne faut pas seulement croire, mais pratique et en observer avec soin, sans réflexions, sans rési toutes les prescriptions. Une action n'est bonne ou m que parce qu'elle est qualifiée de bonne ou de m par le texte saint. Le célibat est sévèrement réprouvé*
PRÊTRES. u\
avait pour la naissance, le mariage et la mort; celles qui ^ient* pratiquées à la mort d'un fidèle étaient très impor^ tantes et de stricte obligation. Quand un enfant venait de Baitre, on lui faisait avaler une goutte de haôma, on le kvait pour le purifier des souillures morales qu'il avait contractées dans la vie intra-utérine,* et on lui donnait solennelle- [ ment un nom. A l'âge de quinze ans, l'enfant, garçon ou fille, prenait la ceinture (dite actuellement kosti) qui est le ^e apparent du mazdéisme : c'est un cordon de laine ou de poil de chameau, composé de soixante-douze fils, qui fait deux fois le tour du corps et qui est deux fois noué dans le dos; l'âge de cette cérémonie a été aujourd'hui abaissé jusqu'à sept ans, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de raison, âge avant lequel les parents sont seuls responsables des fautes commises par leur enfant à qui ils doivent enseigner le bien 6t le mal, conformément aux prescriptions de l'Écriture sainte. Quant au mariage, on n'en connaît point les formes, mais on sait que la femme devait avoir atteint l'âge de quinze ans; on sait aussi que les mariages consanguins était non seulement licites mais recommandés : un bon mazdéen pouvait même épouser sa mère et sa fille ; il pouvait avoir plusieurs femmes.
La mort est l'objet de prescriptions minutieuses dans tAvesla. Il est expressément défendu de brûler ou d'enterrer un cadavre d'homme (ou de chien); ce sont des crimes abominables. Le cadavre, dépouillé de ses vêtements, est tout d'abord déposé, pendant trois ou quatre jours, dans un endroit parfaitement sec appelé kala ou çkemba; puis deux hommes viennent le prendre et le portent, par un temps sec et clair, à un endroit clos, entouré d'une muraille de la hauteur de deux hommes environ ; ces cimetières ou plutôt ces charniers, ont souvent la forme d'une tour ronde, et on les nomme eh zend dakhma. Ils doivent être loin de toute
▼iRSOif. — Religions actuelles* 16
ut PRIÈRES.
habitation, loin du feu, loin de tout coui*s d'eau : il faut que les chiens et les oiseaux de proie puissent y venir facilement lacérer les cadavres sans qu'il leur soit possible d'en empor* ter des morceaux. Lesporteurs se purifient au moyen d'urine de vache ou d'urine des parents du mort. On purifie la route qu'a suivie le convoi, en y faisant passer à trois reprises un chien fauve qui a deux taches au-dessus des yeux (ce qui donne l'apparence de quatre œils) ou un chien blanc à oreiHes fauves. Au bout d'un certain temps, le dakhma est abandonné, l'enceinte est démolie, le sol est nivelé et la terre est rendue à la culture.
La plupart des cérémonies exigent la présence d'un prêtre. Leur nom général est âtarvan^ proprement c prêtre du feu » ; les cérémonies en effet comportent un sacrifice ou une prière devant le feu, et c'est ce rôle important attribué au feu qui a fait considérer les Pârsis comme principalement ignicoles. Il y avait, parmi ces prêtres, une hiérarchie ; on y distinguait l'invocateur qui récitait le texte sacré, le pileur qui gardait le mortier où se triturait la plante haôma, l'allumeur et le surveillant du feu, le purificateur, le confesseur qui récitait une confession générale et publique pour tous les assistants, etc. ; on compte ordinairement un officiant, un invocateur, et sept diacres ou servants. Dans la suite des temps, ces sept acolytes ce réduisirent à un seul, le raçpL Chez les Pârsis actuels, les ecclésiastiques comprennent les deslûn^ les mohed$ et les herbeds. Ceux-ci sont les élèves, les aspirants; les destûrs sont les prêtres instruits qui dirigent les cérémonies et savent la loi de mémoire et d'esprit, les môbeds sont les opérateurs ordinaires. On prétend que le mot môbed est une contraction de magapat « chef des mages, mage-chef i ; < mage », maga et magus, en zend et en perse, était en somme le nom laïque, séculier, des prêtres perses ; c'étaient les savants, les philosophes, les docteurs, les
OmCB RELIGIEUX.- U%
clercs, etc. Les prêtres formaient une caste fermée; les familles qui en faisaient partie étaient Mèdes d'origine; pour devenir prêtre, il fallait être fils de prêtre et être régulièrement initié.
Le culte, public ou privé, exigeait la récitation de prières
spéciales. La plus importante est celle qu'on a appelée l'Ao-
«ever (forme moderne de ahura vairya) et dont voici le
ieite send : yathâ ahn vaxryô alhâ ralus asaâichil hcUchâ
Wïkèus dazââ mananhô skyaoihnanam anhèus maidâi
\kttlihremlcha ahurâi â yim dregabyô dddat vâçlârem ; la
iradnction en est fort difficile à faire, mais on est générale*
méat d'accord pour admettre que cette prière proclame la
souveraineté d'Ormuzd. La seconde prière efficace estl'asem
^H : asem vohû vahistem açtî ustâ açli ustâ ahmai hyat
^iwikislâi asem < la bonne pureté est le bien suprême;
salut à celui qui est le plus pur en pureté ». La troisième est
Qoe formule de louanges pour ceux qui ont reçu la révéla-
^d'Ahuramazdâ.
Les Perses n'avaient point de temples proprement dits; mais il parait que, dans la suite des temps, il devint nécessaire d'élever des abris pour protéger, contre les intempéries ^les saisons, le feu allumé en plein air. Ces abris ou autels, ooraroés parles Perses actuels « maison du yaçna » ou « porte 'feMithra {der-i Mihr) », s'appelaient jadis, suivant les écrivains grecs, atergaUs < autels du feu ». C'est là que se <*^lèbre le sacrifice, yaçna (mot correspondant au sanskrit J/adjgna).
Le feu, allumé dans un endroit pur, élevé, ne peut être entretenu par le souffle, mais par la ventilation ; l'haleine de l'homme souille le feu; aussi les assistants se couvrent-ils le nez et la bouche d'un voile appelé aujourd'hui penom (zend jmtidâna); c'est un morceau d'éloffe de douze à quinze centimètres carrés qui s'attache derrière la tête. On est coiffé de
Ui SECTES MAZDÉEMMES.
la mitre ou tiare de laine. L'invocateur tient à la maii faisceau de baguettes de dattier, de grenadier et de tam appelé barsom (zend hareçman). 11 invoque d'abord ungi nombre de divinités; il verse à terre de l'eau consacré prie divers dieux. Il invite ses aides et les assistant joindre leurs prières aux siennes. Après ces prières, il gi lui-même et distribue aux fidèles qui sont en état de pu (ce serait un crime pour les impurs de participer à la C( monie) la viande sacrée déposée sur un gâteau, drao offert au feu; cette communion est probablement embléj tique et rappelle les sacrifices véritables d'aninaux, taure ou chevaux, anciennement pratiqués ; aujourd'hui mèm< viande est remplacée par du beurre ou du lait dont le drm est enduit. Après de nouvelles prières, on offre au feu draonas sur lesquels on a exprimé le haôma dont on cha les louanges; le haôma est aussi distribué aux assistant la cérémonie se termine par de longues actions de grâces
Déchue de son rang officiel, privée de sa qualité de relig d'Etat, la religion de Zoroastre languit sous les rois gr successeurs d'Alexandre et sous les Arsacides qui fonder l'empire des Parthes. Mais elle redevint le culte national s les Sassanides, à partir du troisième siècle de notre ère fut très florissante jusqu'à la conquête musulmane. C'esl qu'on a nommé le moyen ûge éranien. On rapporte à c( époque la formation de diverses sectes dont nous devons d quelques mots.
On raconte tout d'abord qu'un nommé Khawwàf, du p de Nîsâpûr, abandonna le culte du feu et prêcha la réfori la secte, dont il fut le fondateur, a reçu le nom de se des SdisânUes ou Bihâfrîdiles. Ils regardaient com illicites les mariages entre frère et sœur, lils et mère, p et fille; ils s'interdisaient Tusage du vin; ils priaient ei tournant vers le soleil et en mettant un genou à terre; ils
ZUTASITES. — €A1«MUBMTE5. 26
sacrifiaient aucun animal j€nne. Trm»nil po»;^iis> par kss c liages », leor chefAit pris et amené an Gkah ^ le il Iner àPentrée de la grande mosqnée de !Gsâ|iir, dTeé fesdêdjples prétendent qu'il s'éleraan ciel snr nn cheval jame : H en reiriendra un jour pour tirer une crialanle engeance de s» ennemis. Cette secte ne paraît aroir ^*nne impofflawe tevie locale.
Celle des Zervamites et edle de Gmfêmmrêilm ont été beaucoup plus répandues. La première complaît nn grand nombre de partisans dans TÉran ocridental, fers BabHone. Les Zer- Tiniles disaient que le monde, étant une création, derait avoir un créateur et que ce créateur ne pouTait être que le 1mp$. Le temps produisit Zrvan^ c*est-â-dire < le destin, b fortune » bakhl^ ou c l'éclat », qui était le premier d*un très grand nombre d'êtres spirituels, dirins, métaphysiques. Znran désira, pendant 1000 ans suiTant les uns, pendant 9999 ans suitant les autres, un fils nommé Ormuzà qui pourrait faire lOQte la création. Gomme il ne Tobtenait pas, Znran se prit I à douter de l'existence du monde et de ce doute naquit Ahriman. Mais le désir de Znran produisit en même temps Ormuzd, de sorte que les deux enfants se trouTèrent dans la même matrice maternelle. Ormuzd, placé plus près de la sortie, devait naître le premier, mais Ahriman s'arisa d'une rose qui le fit venir au monde avant son frère et il derint ainsi makre de l'univers. Znran en effet avait juré de donner le pouvoir au premier-né de ses deux fils, rar il prévoyait la pré-naissance d'Ormuzd c le Bon, le Lumineux >. Quand Ahriman € le Mauvais, l'Obscur » se présenta devant lui, Zrvan ne voulut pas le reconnaître, se mit en colère et allait le chasser riolemment; alors apparut Ormuzd à qui Zrvan remit le rameau Bareçman et qu'il délégua pour accomplir l'œuvre créatrice. Mais Ahriman rappela à leur père son serment; Zrvan partagea en deux le temps de durée du monde, donna
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ia puissance à Ahriman pendant les neuf mille premières années et décida qu'elle appartiendrait ensuite à Ormosd pendant les neuf miHe autres années. Ils se mirent tous deux à l'œuvre et la double création, bonne et mauvaise, commença. Le ciel fut créé en quarante-cinq jours, l'eau en soixante, la terre en soixante-quinze, puis en quatre-vingts le Taureau prototype du règne animal et l'homme primitif Gayômard qui produisit en soixante-quinze jours Machya et Machyàna(ou Méchaet Méchâna), l'Adam et TÈve desÉraniens.
Les Gayômardites admettent deux principes opposés, le bon qu'ils nomment Yazdân et le mauvais qui est Ahrimaa. Yazdàn existait de toute éternité, lorsqu'il vint à penser : « qu'arriverait-il si j'avais un adversaire? > De cette pensée se produisit une obscurité inharmonique à la pure lumièi*e de Yazdân et cette obscurité, formée du Mal, du Laid, de la Corruption, de la Discorde el de la Nocuité, fut Ahriman. La lutte s'engagea tout de suite entre Yazdân et Ahriman ; mais les anges intervinrent el un accord fut conclu, par lequel k monde inférieur devait appartenir a Ahriman pendant 7000 ans. Il naquit alors un homme, Gayômard, et un animal, le Taureau, que le mauvais esprit mit à mort. Mais l'homme fut remplacé par un RIbâs (l'arbrisseau Rheum Ribas) de la racine duquel naquirent Mécha et Méchâna, le premier homme et la première femme, pendant que tous les animaux se produisaient de la semence du Taureau. Le créateur lumineux laissa aux hommes le choix de vivre dans le monde supérieur ou de lutter corporellement contre Ahriman et ils adoptèrent ce dernier parti.
En 498 après Jésus-Christ apparut un nouveau réformateur, Mazdak, de la ville d'istakhr. Il avait reçu sa révélation du feu lui-même et il convertit le roi en lui faisant, par un artiiice de comédie, entendre la voix du feu. Mazdak admettait les deux principes opposés, la lumière et l'obscurité, mais le
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premier seul agissait librement et eonsciemmeal, tandis que le second était aveugle et incertain. Les dem principes se mélangèrent accidentellement ; la délifrance de b iomiire sera le bit du hasard. Tout se réduit à trois éléments primordianx, Teau, le feu et la terre, d'où proTinrent également Tordennàteur du Bien et celui dn Mal. Le roi de ^empire supérieur» sur son trône, a devant loi quatre forces, la Distinction, rintelligence, la Mémoire et TAIIégresse, qni eor« respondent au clergé terrestre {Mobedy Herbed^ SipâUmà € général d'armée » et Râmiehgar c mpsicien ». Ces forces gouvernent à Taide de $ept c vizirs » qui ont i leur tour sons leurs ordres liouze êtres spirituels qui perlent des titres manifestement aryens. Les disciples de Mazdak se partagèrent en quatre sectes distinctes ; les adeptes d'une de ces sectes a*appellent Sapédjâmagân^ nom qui est la traduction dn Çvildmbara djâîniste. Leurs doctrines, qui ne furent pas très répandues, se développèrent géographiquement de Test à Tonest ; elles ont certainement subi TinOuence du bonddhisme.
Ce fut vers la fin du premier tiers du vir siècle que les Musulmans envahirent la Perse. Le dernier roi sassanide, Yetàidjirdj qui monta sur le trône en 632 après Jésus-Christ, envoya contre eux une année commandée par Rustam Ferokhzâd, qui fut complètement battu à Kâdseâh, en 638, la dix-septième année de Thégire. L'étendard impérial, le tablier de kawa, soiie de palladium de la monarchie persane, tomba entre les mains des envahisseurs. Yezdidjird leva une armée de 150000 hommes dont il donna le commandement à un illustregénéral, Phirâuzin; Tenthousiasme fanatique des Arabes décida encore de la victoire en leur faveur, à Nâhâvand, hameau situé à vingt lieues environ au sud de Tancienne Ecbatane. Les débris de l'armée errèrent pendant une dizaine d'années dans le pavs ; puis le roi fut tué par un meunier