‹ Les religions d'autorité et la religion de l'esprit;Chapitre 25 sur 124 · LA TRADITION · texte numérisé non relu

LA TRADITION

Ce qui se faisait à Rome avec une suite et une énergie singulières, se produisait dans toutes les grandes églises d'alors. Les mêmes besoins et les mêmes craintes faisaient prendre partout les mêmes mesures et les mêmes précautions. Partout il fallait instruire les âmes simples, les munir d'un critère de la vraie foi, facile à retenir, opposer enfin une limite à l'arbitraire et à la confusion des spéculations de la gnose ou des élucubrations du montanisme. Partout done s'ébauchaient des règles de foi, qui, édifiées naturellement sur la formule ternaire du baptême, offraient entre elles une grande analogie sans coïincider encore dans les détails. On trouve des traces de l'existence de professions de foi plus ou moins développées dans les derniers écrits du Nouveau Testament, surtout dans les épîtres dites Pastorales, chez Clément Romaim, Polycarpe, lenace, Hermas, Justin Martyr (1). Tantôt elles paraissent plus brèves; tantôt elles sont plus explicites. Tel article est relevé avec force, parce qu'il était menacé ;

Le jugement dernier, l'autorité de l’église catholique, la résurrection de la chair vont à la même adresse. On ne doute pas de cette interprétation quand on lit : Ienwace ad Magn. 11, ad Ephes. 7 et 18, ad Trall. 9, ad Smyrn. 4 et Pozycarpe ad Philipp.2 et 7,ete. Rien ne peut mieux montrer comment partout et toujours latradition, mème d'apparence la plus objective, est dépendante des circonstances au milieu desquelles elle se produit. L’histoire des églises d'Orient montre mieux encore dans leurs règles de foi plus variables et plus riches, la trace et la marque des controverses théologiques successives. Chacune de ces règles se date, pour ainsi parler, d'elle-même par les préoccupations qu’elle trahit.

(4) { Tim. I, 5; IH, 16 et surtout VI, 12 et 13; 2 Tim. I, 14; I], 2; Tite 4, 9 ; LI, 40; Hébr. IV, 14; X, 22et 23; 1 Jean IV, 2,3; 2 Jean, 7 ; Cuémenr Row. I Cor. 58 ; Iexacz, Epist, ad Trall. 9; ad Smyrn 1; ad Eph. 7; ad Magu. 11: Porvcarre, ad Philipp. 2; Justin Marr., 1 Ap. 61 ; Dial, 30.

un objet de nano Bref, jusque vers l'an 150,

le symbole que devaient réciter les-catéchumènes varie

: suivant les lieux et les temps : il est en voie d'élaboration 5 et de progrès. C'est à Rome qu'il atteint la forme la mieux AL. < * arrêtée. De Rome, il se répand en Orient et surtout en Te Occident ; il s'impose aux églises d'Afrique et des Gaules, Si 2

où Tertullien et Irénée le trouventfortementétabli sousle nom et avec le prestige de « doctrine des spots » et de Le

« règle de la vérité » (1). PRE

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