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ætidansil'omibre. Pau A Epliéseret en
‘dont il devientile-satellite humble ét docile. Ce: paradoxe ‘historique ‘s'explique ‘par ‘les ‘légendes ‘qui naissent ‘à
puis chacun d'eux partant pour-aller ‘conquérir, "à grand
qui ui a‘été assignée. Au point ‘de ‘vue juridique dela Ithéorie: de! latradition, me aMtaitAl pas que [Fordre “épis- “copal trouvât partout ‘un mom d'apôtre, auquel élle me “fixer<son-premier anneau ? (1)
30 A ‘toutes ces légendesiil'faut ajouter ‘enfin, comme “allant: aurmême but, celles qui se formérerit-sur! Forigime “du «symbole ‘des apôtres. D'äbord ke titre dapostolique “appliqué à la règle traditionnelle de Ja foi, ne voulait pas
a (1) L'Eghisecatholique:a consacré par une fêterplacée au 45 juilléta ‘légende de'la séparation-ét du départ:des douze ‘Apôtres pour leurs
tome! EV, page 6). D'après. cêtte légende qui varie dans les diverses rédactions latines, grecques, éthiopiennes, :syriaques, mais qui cest 8h origine des actes des'Apôtres apocryphes êt remonteau-second siècle, lesidouze, après l'ascension de! leur Maître-et la descente-du “Saint Esprit leur apportant le don des langues diverses de Ja'terre,
que chacun doit: aller évangéliser. Eusèbe, Rufin, Jérôme accueillent
cette légende qui devient dès le quatrième-siècle un élément intan- “gible de ‘la tradition catholique. A Thomas “est assignée la nation ‘des Parthes ; à André, celle des Scythes ; à Pierre, le Nordide l'Asie-
Mineure et Rome ; à Jean, l'Asie ; ‘à l'Barthélemy, linde ; :à saint
Jacques le Mineur, l'Espagne, etc. La légendemne cesse de se modi-
fier «et dese ramifier suivant l'intérêt ou l'ambition des églises
locales.
par Jean, comme il l’est, à Antioche et Ho Ms, *
… “l'époque où nous “sommes. Elles nous montrent les Douze “réunis à Jérusalem, se 'partageant a’carte dumonde, et +
| “renfort derprodiges-et ensuite par le martyre, ‘lrprovince |
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‘provinces respectives, Divisio Apostolorum (Voy. ‘Acta Sanctoram,
‘tirent au-sort:sur l’ordre du Seigneur les provinceset les mations
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LA: TRADITION, Ar
déclaren autre chose’sans-doute que la:conformité -essen:. tielle de cette foi avec celle que les: apôtres-avaient pré-. chée. Mais bientôt le peuple l’entendit dans un sens plus littéral et plus strict. Dès le milieu du troisième siècle, on racontait à Rome et l’on croyait que le symbole en usage avait été apporté par Pierre lui-même dans la capitale de l'empire: et remontäit par conséquent à la fondation même de l'Eglise. Ambroise, évêque de Milan, confirme cette pieuse légende, qui:s’embellit un peu plus tard chez Rufin. Avant de se séparer, nous affirme cet: écrivain, les apôtres voulurent arrêter la foi qu'ils allaient. prêcher par tout l'univers et rédigèrent en commun les à termes du symbole, que chacun ensuite emporta avec lui (1). Mais une légende est comme une plante qui necesse de pousser de nouveaux rameaux et de nouvelles fleurs. Isidore de Séville en sait plus long encore que ses prédécesseurs. Il raconte que les apôtres se réunirent en conclave à Jérusalem. Chacun d'eux, müû par le Saint- Esprit, se levant à son tour, prononça dans le silence des. autres, un article du Credo. Voilà pourquoi.le credo. a douze articles. On savait même mettre sous chacun de
‘ ces articles le nom de l’apôtre qui l’avait proclamé. (2) Le Catéchisme Romain a fini par adopter en gros et par consacrer la légende (3). Quel exemple plus éclatant pourrait-
(4) Acta Thomæ, au début. Acta Johannis, p. 5 (éd: Zahn). Eusëer, H. E..IIL, 1. Rurin, Expositio im symbolum, dans Migne, Patrolog: latine, XXI, col: 337. Jérôme, in Isaïam, 34; t. IV, col. 445, édit. Vallarsi, etc. Voy. sur cette légende-etisuricette littérature -apocryphe:
‘ Lupsrus, Die-apocr: Apostelgesehichten u. Apostellegenden, 1888, I,
p: 41, ss:
(2) Ausroïse, Explanatio-symboli: ad'initiandos: Rurrx, Expositio: in symb. Apost., præf:
(3). Catech. Rom. Voy, surtout M: Nrcozas, Le Symbole: des apô:: tres, 1867.
en citer de la naissance, de l’évo d’une tradition religieuse !