PRÉFACE
lais de repos, il me disait : « J'ai du travail préparé pour deux cents ans », ou bien encore : « Je veux mourir dans ma éhaire de professeur. » Ce vœu fut presque exaucé, car le 5 février, mon mari fit encore un cours et rentra tout chancelant pour se mettre au lit.
Ce fut pour lui une immense déception de ne pas faire le voyage de Palestine, qu’il préparait encore la veille. Il avait longtemps rêvé ce couronnement à ses travaux. |
Le 31 décembre 1900, nous étions seuls à la campagne. Je pris un atlas et, tandis que, frileusement blotti près du feu, les yeux fermés, il me racontait son futur voyage, émerveillée, je suivais sur la carte les contours du lac de Tibériade, les accidents de terrain qu'il me signalait comme s’il les avait vus. Il entendait telle parole du Christ, voyant la place où elle avait été prononcée et me décrivant l'horizon que Jésus avait sous les yeux en la disant. Ce fut une soirée inoubliable.
Pendant 25 ans que j'eus le privilège de partager sa vie, je n'ai cessé de m'étonner des dons prodigieux qui lui permettaient d'accomplir une tâche vraiment surhumaine. Il travaillait sans cesse et partout, au milieu du bruit, des conversations, des jeux d'enfants, de la musique, des éclats de rire : rien n'arrêétait ni n'entravait sa pensée. Son activité cérébrale était si intense qu’elle s’alimentait au détriment de sa force physique. Epuisé par ce labeur, il s’éteignit le 12 avril, en priant : « Notre Père qui es aux cieux ! »
Nous ne saurions assez louer le zèle des amis qui ont bien voulu reviser tous les textes indiqués dans ce volume: M. Ménégoz, le confident de sa pensée théologique, son frère d'armes, MM. J.-Emile Roberty, Jean Réville, Adolphe Lods qui avaient été plus ou moins
ON. rer donc à vous ses vrais, ses An amis.
i la paline dernière n’a pu être donnée à l’œuvre, ceux savent comment on travaille, verront au moins avec. pu lle sûreté de main le maître ouvrier dégrossissail son. 6. combien son dessin était ferme et sa eee arrètée de on jet.
FRANKLINE SABATIER.