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convocation et la tenue des conciles, la rivalité des grandes métropoles de la chrétienté, la naissance tardive des légendes romaines, enfin le schisme qui a séparé définitivement l'Orient catholique et orthodoxe de l’Eglise occidentale, quand la papauté réussit à s’y constituer. Non, le pouvoir souverain des évêques de Rome n'est pas constitué dès l’origine ; il se fait et grandit lentement par la plus laborieuse des évolutions.
Si par son génie et à la faveur des circonstances,
Léon Ier fait triompher l’orthodoxie catholique en Orient |
et au concile de Chalcédoine, si dans la querelle des monophysites et des nestoriens ilapparaît comme un second Athanase, plusieurs de ceux quilont précédé et suivi sur le siège romain, en compromirent gravement l'autorité et sont restés frappés de solennelles condamnations. C’est Calliste que saint Hippolyte accuse formellement d’hérésie et qu'aucune apologie n’a pu laver (1); c’est Libère (352 à 366) qui, pour revenir de l’exil et reprendre son siège sur son rival Félix, signa deux fois une confession semiarienne et abandonna la cause d’Athanase (2); c’est Vigile (937-555) convaincu de duplicité dogmatique pour arriver au trône épiscopal aussi bien que d’inconstance et d’infidélité (3); c’est enfin le plus célèbre de tous dans cette
(1) Philosophoumena IX, 11.
(2) ATHanasr, Historia Arian. ad monachos, 41. Jérôme, Chronique, édit. Schæne, page 194; Catal. de Viris ill. c. 97. Voy. HereLe, Conciliengesch. [. — Gissecer, K. G. I, 2° partie, p. 60. S. BERGER, Encycl. des sc. relig., art. Libère.
(3) Vicice écrivit aux évêques monophysites Théodose, Anthime et Sévère, une lettre dans laquelle il se déclare acquis à leur doctrine, en ïes suppliant de n'en rien dire pour ne pas nuire à sa candidature au siège de Rome, sur lequel il parvint en effet à s’asseoir. Elle nous a été conservée par le chroniqueur Vicror de Tunnum et par Lisgratus, Breviarum, c. 22. En voici le passage essentiel,