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ae ae Cherchez ce fondement. Les ne ls È prophétie, l'inspiration divine, tout s’y trouve. Mais ces 4 e> preuves - extérieures, y compris l'attestation des Pères, : sont impuissantes et vaines, si elles ne sont pas précédées ï de l'attestation intérieure de l'Esprit, de la conviction intime qui naît du contact immédiat de l’âme avec la vérité. Encore ici, la vérité se fait reconnaitre direc- … à tement comme telle par ses titres intrinsèques, comme ap les choses noires et blanches révèlent aux yeux leur couleur et les choses douces et amères, leur saveur. Cest là ce que Calvin appelle le témoignage en nous de l'Esprit =. qui, étant le même que celui qui inspirait les prophètes, is Christ et ses apôtres, nous fait immédiatement sentir que leurs paroles sont divines et véritables. L'autorité du . canon scripturaire ne repose pas sur l'autorité de l’ Eglise, { ni sur une démonstration faite par la science humaine, mais avant tout sur ce témoignage de l'Esprit. Peu im porte encore ici que Calvin et ses disciples se soient gra-. # vement mépris sur la portée de ce critère interne, en l’appliquant avec tant de précipitation à toutes les parties et à tous les livres indistinctement de la Bible traditionnelle. Le caractère subjectif de ce principe et de ce cri-. tère n’en saute pas moins à tous les yeux.
HD Zwingli, nous ne citerons qu’un seul texte : € Tu vois, dit-il, où vont aboutir les froides arguties des Papistes et des prêtres, lorsqu'ils affirment que le sens de la Parole | céleste dépend du jugement des hommes... Tu ne sauras jamais quelle est l'Eglise qui ne peut déchoir et errer, si
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tu ne reconnais pas la Parole de Dieu qui a constitué l'Eglise. C'est cette Parole qui a la vertu de fare croire en elle; c’est elle qui écarte l'erreur de l'Eglise; c’est elle qui ne permet d'accueillir aucune autre parole (humaine). Seuls, les cœurs pieux connaissaient ceci; car cette foi ne dépend pas de la discussion des hommes; mais elle à son siège et s’enracine invinciblement dans les âmes. Cest une expérience que tous les hommes peuvent faire. Ce n’est pas une doctrine, une affaire de savoir, car nous voyons les hommes les plus savants ignorer cette chose la plus salutaire de toutes » (1). Voilà encore la théologie de l'expérience substituée à la théologie d'autorité. Toutefois les habitudes mentales d’une génération nese modifient pas en un jour. Un principe nouveau qui s’enracine dans une vieille terre, subit assez longtemps la tyrannie du passé, avant de donner tous ses fruits. Le principe catholique devait reparaître au sein même du protestantisme, et y créer, sous une autre forme, une nouvelle religion d'autorité, par la substitution pure et simple de l'autorité extérieure de l’Ecriture à celle de l'Eglise. Les Réformateurs eux-mêmes n’étaient point inaccessibles à la tentation de toutsimplifier, en élevant ainsi dans leur polémique une infaillibilité contre une autre. Pour comprendre leur attitude et les contradictions faciles à relever dans leurs déclarations successives, il faut se rappeler les circonstances historiques et les conditions dans lesquelles ils devaient accomplir leur œuvre. Ils maniaiént en même temps la truelle et l'épée ; ils devaient faire front à la fois, à droite contre les catholiques, à gauche contre les anabaptistes et les illuminés. L’Ecriture était leur arme unique pour séparer le christianisme authentique des traditions du moyen-âge et des utopies (1) De vera et fals. rel., T. I}, D. 495.