‹ Les religions d'autorité et la religion de l'esprit;Chapitre 62 sur 124 · LE PRINCIPE DU DOGME · texte numérisé non relu

LE PRINCIPE DU DOGME

Le principe du dogme protestant de Jautorité en ma Re 4 de foi fut pose ones officiellement dans les con-

; et re du ils “croient. La confession de foi ne par en 1530, n'a pas

: bin en à 1534. La première édition de GC ee Chrétienne adressée à François Ier est une confession de + foi développée. Les confessions de foi calvinistes sont des nn C institutions chrétiennes » en abrégé. d

Ces documents ne tiraient leur autorité ni d’eux-

mêmes, ni des titres des hommes ou des synodes qui les

“publiaient, mais uniquement de la Parole de Dieu dont

ue prétendaient, à l'exclusion de toute autre source,

reproduire la doctrine. Ils devaient donc insister avant

tout sur l'autorité de eette Parole, à l'autorité de laquelle aucune autre autorité, ni sur la terre ni dans le ciel, ne pouvait s'opposer, et c’est ce qu'ils font tous unanimement avec une humilité et une ténacité également extraordinaires; s'exprimant en style populaire et en affirmations brèves, ils laissent nécessairement tomber les distinctions que tous les réformateurs faisaient entre la Parole de Dieu et le recueil biblique traditionnel formé et conservé par l'Eglise catholique. Ils ne se préoccupaient pas de faire une théorie de l'inspiration divine qui n’était contestée alors par personne ; ils n’en mesuraient pas les degrés ; ils n’en décrivaient pas les formes ; ils ne définissaient pas le rapport réel entre la doctrine divine et le texte humain, entre le contenu et le contenant. Ivres de la liqueur, ils ne s'occupaient pas du vase, mais négligeant l'accessoire, obéissant au besoin, universel à cette époque, d’une autorité. extérieure infaillible, ils identifiaient rondement la Parole de Dieu et la Bible traditionnelle, et prononçaient fortement la brève formule : « Les Ecritures canoniques sont la Parole même de Dieu et cette Parole se prouve véritable et salutaire, non par le témoignage humain de l'Eglise, mais par le témoignage divin du Saint-Esprit en nos consciences. »

Sans doute il y avait là quelque incohérence que vont faire ressortir les discussions de l'âge suivant. Il n’y à ni parité n1 homogénéité entre un fait littéraire tel que les collections historiques diverses des premiers livres chrétiens, faites en tâtonnant par des hommes souvent mal éclairés où prévenus, et le fait religieux et moral essentellement subjectif de l'évidence d’une doctrine. Conclure de l’un à l'autre est logiquement impossible. Je me suis toujours étonné, par exemple, que le témoignage intérieur du Saint-Esprit ait suffi pour désigner aux réformés

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