LE ELLE TE
ciles œcuméniques et les défendent, témoin le bûcher de NS
Servet, avec une intolérance aussi grande que les catholiques de leur temps. Ceux-ci ne repoussent pas davan-
tage l'Ecriture, ils prétendent seulement, comme Bossuet le disait à Claude, que l'Eglise la comprend et l’interprète mieux que le sens individuel de quelques docteurs ou de quelques fidèles. Sur le miracle, les prophéties, | l'inspiration, l’incarnation, l’expiation, la Trinité sur. les 1e dogmes les plus importants du christianisme, aux yeux
ntre x, pârtis est tolé et profond.
omment s'é | er dès lors que de grands et sincères . esprits, comme Bossuet, Leibniz et bien d’autres, aient estimé une réconciliation aussi possible que désirable et se soient ‘employés à la faire aboutir? Entre les deux sys. têmes il y avait une différence de quantité, non de qualité. On pouvait done espérer la réduire à rien par des con= cessions réciproques.
> Al est vrai que ces pacificateurs se trompaient ; ils n'avaient pas découvert sous les formes catholiques, persistantes dans le protestantisme, le principe nouveau introduit dans le monde par la Réforme, qui agissait obscurément dans la conscience protestante et faisait “ échouer toutes ces tentatives de conciliation bénévole. Mais si l'on s'en tient uniquement au système doctrinal a T'orthodoxie de ce temps-là, il faut bien constater les” évidentes analogies de pensée et de raisonnement. Les | : protestants arrivent à établir linfaillibilité de l’Ecriture par la même voie par laquelle les catholiques établissaient : celle de l'Eglise. Le Saint-Esprit qui, pour ceux-ci, s’incarne ets "emprisonne dans la tradition et la hiérarchie, -s’incarne et s’emprisonne de la même manière pour ceux-" Ma dans la lettre dela Bible. On aboutit enfin des deux | parts au même résultat, à la constitution d’une autorité. extérieure regardée comme divine, pour laquelle on réclame impérieusement, au nom même de la majesté divine, une foi implicite, une adhésion sans réserve, quoi que ce soit d’ailleurs que la Bible enseigne à l’une quelconque de ses pages, ou que l'Eglise décrète à un moment de son histoire.
= Le catholique doit croire à lImmaculée-Concéption de la Vierge, non parce qu “ls est convaincu que cette doc-