‹ Les religions d'autorité et la religion de l'esprit;Chapitre 89 sur 124 · BUS · texte numérisé non relu

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t dans sa conscience, iles. propose, OS n les proposant, il les. impose, ou plutôt, elles s'imosent par leur propre vertu. La vie divine qu’il, D en lui, il la communique par l’effet d’une contagion orale toute puissante. Il croit à la vocation spirituelle de l'âme humaine, à son affinité avec le divin; il lui suffit : de la mettre en contact avec la vérité et avec la vie pour Jui inculquer l’une et l’autre. | Sa parole est comme une semence qu’il répand à on ne. mains, avec cette confiance qu elle ne tombera pas dans une bonne terre sans Y prendre racine et s’y Aa indéfiniment. Son autorité sur les consciences est de la

même nature que celle de Dieu, intérieure, morale, sou-, veraine par cela même, c’est l’autorité, non de la otiren dr - qui opprime et qui tue, mais de l'Esprit qui fait vivre Co ’

(1) Que la lumière qui éclaire le chrétien et donne à sa foi une perfaite assurance vienne du dedans, et non du dehors ou d'une autorité. ‘extérieure quelconque, c'est ce que prouvent maintes

autres déclarations sorties de la bouche de Jésus. Il avait déjà dit, Fe par exemple : « Ceux qui ont le cœur pur verront Dieu » (Matth. V, 8). Plus loin il a ajouté : « La lampe du corps, c’est l’œil. Si ton œil est sain et pur, tout ton corps sera dans la lumière, mais si ton œil est malade, tout ton corps sera dans la nuit. Si de la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres! » (Matth. VI, 22, 23.) On comprend, dès lors, l'effort et le but de tout l'enseignement du Christ. Ce n'est pas de nous imposer d'autorité une croyance quel- | conque, mais de nous éclairer et de nous faire voir. Ses disciples, ce sont ceux à qui il a rendu la vue, et qui, dès lors, peuvent se conduire en toute liberté et en toute assurance par la lumière qu’il a allumée en eux. L'autorité de sa personne ne se sépare donc jamais de la vérité de ses discours. Elle est de telle nature que, souveraine et absolue comme celle de la vérité et de là sainteté, non seulement elle se concilie avec notre liberté, mais elle la, crée et la porte à sa plénitude. Christ est le libérateur par excellence ; en nous affranchissant du mal, il nous affranchit de toute servitude, et nous établit dans la liberté royale. Sa loi, c’est la loi de la liberté (Jacq. I, 25).

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