‹ Les religions de l'IndeChapitre 16 sur 109 · I, 42 ; VI, 53; IV, 57, 7 ; X · texte numérisé non relu

I, 42 ; VI, 53; IV, 57, 7 ; X

communs à tuutes ces divinités en leur qualité d'êtres lumineux et solaires. On remarquera cependant qu'elles sont conçues et surtout traitées d'une façon très personnelle, ne rappelant que très indirectement Tastre qu'elles représentent, et dont on les distingue parfois expresstknent*; enfin qu'elles n'en expriment que les côtés bienfaisants. Le mauvais soleil, destructeur et dévorant, celui par exemple dont Indra- brise la roue^, a'fourni des-mythes; il n'est pas devenu dieu comme dans les religions sémitiques.

Auprès du soleil se place naturellement Ushas, l'Aurore, la création la plus gracieuse des Hymnes, image brillante et légère qui flotte sur les confins indécis de la poésie et de la religion, tant la personnification est transparente et tant on demeure incertain si c'est bien à l'objet évoqué que le poète s'adresse, ou si ce n'est pas plutôt Dieu qu'il adore en ses œuvres^. Le cas est tout autre pour les deux Açvins, les cavaliers. On ne s'explique bien ni la raison de leur nom, ni leur signification physique. On voit bien que ce sont des divinités matinales : ils sont les fils du Soleil et les fiancés de l'Aurore. Sur leur char à trois roues, ils font tous les jours le tour du monde ^ leur fouet distille le miel de la rosée; ils ont révélé aux dieux l'endroit où était caché le soma, et une partie au moins des mythes où on les voit secourir chaque fois un personnage en détresse, semble bien s'expliquer parla délivrance, c'est-à-dire par le lever du soleil*. Mais tout cela, aussi peu que le rapprochement qu'on a fait d'eux et des Dioscures, ne rend pas leur origine beaucoup plus chaire. Ils n'en comptent pas moins parmi les divinités souvent invoquées. Ils sont dispensateurs de biens, possèdent de précieux remèdes et président à la génération 5. Par ce dernier côté, il^ se rapprochent de leur aïeul maternel, Tvashlri le Façonneur, qui a fabriqué le foudre d'Indra, la coupe du sacrifice,, et dont la fonction spéciale est déformer le fœtus dans la matrice 6, un des personnages les plus curieux du panthéon védique au point de vue de la mythologie, mais d'assez mince valeur religieuse. Il a d'étroites affinités avecAgni, dont il est parfois le père^. lia d'autres enfants encore, SaramjUy la Nuée rapide, qui s'unit à Vivasvat, le soleil, et Viçvarûpa le Multiforme, monstre à trois têtes, qui est également une personni-

1. RV.Cf. X, 149, 3, oîi le soleil est dit Toiseau de Savitri; I,35,9,Savitrl guide le soleil ; V, 47, 8, le soleil est appelé une pierre brillante placée au ciel ; VII, 87, 5, il est la balançoire d'or fabriquée par Varuna.

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