‹ Les religions de l'IndeChapitre 17 sur 109 · IV, 28, 2, etc · texte numérisé non relu

IV, 28, 2, etc

3u La poésie lyrique descriptive d'aucun peuple n'a rien produit de plus ravissant que ces hymnes à l'Aurore, I, 48; 113; 123; 124 ; III, 61; VI, 64; VII, 77 ; 78.

4. I, 34, 10; III, 39, 3; VIII, 9, 17; I, 118, 5; IV, 43. 6 ; I, 157, 3-4; V, 76, 3; I, 116, 12; 119, 9. Gf. L. Myriantheus, Die Açoinsoder arischen Dios- JcuvcTi 1 876

5. l\ 34, 3-6; 157,5; X, 184, 2-3; AthV. II, 30, 2. cf. Taitt. Sarah. II, 3, 11 2.

6. *RV. I, 32, 2; 20, 6 ; 183, 9; X, 10, 5; 184, 1. .7. I, 95; 2; X, 2,7.

lication de Forage et qui expire sous les coups d'Indra*. Lui-môme, il est en lutte avec Indra qui vient dans sa demeure lui ravir le soma. Il est à la fois créateur et méchant 2, et il e§t la seule puissance vraiment invoquée qui tienne autant du démon que du dieu. Gomme artisan des dieux, il a pour rivaux les Ribhus, génies d'ordinaire au nombre de trois, à qui leurs œuvres ont valu l'immortalité. Ils ont notamment partagé en quatre la coupe du sacrifice que Tvashtri avoit faite une 3. Ici encore, on a pris parfois pour de l'histoire ce qui n'est qu'un mythe, et on a parlé des réformes religieuses opérées par les Ribhus et de leur apothéose *. En dépit de leur nature vague et peu explicable, on les invoque fréquemment, et ils ont part chaque jour à l'offrande du soir.

Les mythes solaires nous conduisent naturellement à ceux qui se rapportent à la vie d'oùtre-tombe ; car dans l'Inde, comme ailleurs, c'est un héros solaire qui règne sur les trépassés. Yama est en effet fils de Vivasvat, le SoleiP. Il eût pu vivre immortel, mais il a choisi de mourir, ou plutôt il a encouru la mort, car sous ce choix se déguise une chute ^. Le premier, il a parcouru le chemin sans retour, le frayant aux générations futures. C'est là-bas, aux extrémités les plus lointaines du ciel, séjour de la lumière et des eaux éternelles, qu'il règne désormais en paix, uni à Varuna. C'est là qu'au son de sa flûte, sous les rameaux de l'arbre mythique, il rassemble autour de lui les morts qui ont bien vécu. Ils lui arrivent en foule, convoyés par Agni, guidés par Pûshan, sévèrement examinés au passage par les deux chiens monstrueux qui sont les gardiens de la route. Revêtus d'un corps glorieux, abreuvés du soma céleste qui les rend immortels, ils jouissent désormais avec lui d'une félicité sans fin, commensaux des dieux et dieux eux-mêmes, adorés ici-bas sous le nom de Pilris ou de Pères. A leur tête sont naturellement les premiers sacrificateurs, les chantres d'autrefois, Atharvan, les Angiras, les Kavis, les Pitris par excellence, égaux aux plus grands dieux, qui, par le sacrifice, ont tiré le monde du chaos, fait naître le soleil et allumé les astres 7, Peut-être croyait-on les voir eux-mêmes la nuit briller dans les étoiles, car l'Inde a aussi connu le vieux mythe qui fait des étoiles les âmes des trépassés^. Il s'en* faut cependant de beaucoup que ce soient là les seules représentations qu'on se faisait de la vie future. Comme le mort n'était pas toujours brûlé, on se le figurait aussi reposant en te: re comme l'enfant au giron de sa mère

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