‹ Les religions de l'IndeChapitre 25 sur 109 · VIll · texte numérisé non relu

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4. Au contraire, on attache un grand prix à la « nouveauté » des hymnes. Il y avait cependant des formules, des solemnia verba : I, 164, 39 ; X, 114, 8; VÏI, 101, 1 ; IX, 33, 3; 50, 2 ; etc.

pour être en commerce intime avec les dieux et, dans un hymne, le soleil est célébré sous la figure d'un Muni*. Mais le vrai service des dieux est le sacrifKîe accompagné d'invocations. Ces invocations, nous les avons encore en partie : la très grande majorité des Hymnes n'est pas autre chose, et nous avons déjà dit en quoi cette liturgie différait de celle qui fut adoptée plus tard et qui est restée en usage jusqu'à nos jours. Quant au sacrifice lui-même, nous savons peu de choses sur la façon dont il se célébrait. Probablement, le cérémonial se rapprochait déjà beaucoup de celui de l'âge suivant, car un certain nombre des pratiques prescrites dans les écrits rituels, et parfois de très particulières, paraissent être indo-iraniennes. Il y en avait de différentes sortes, depuis la simple offrande jusqu'aux grandes fêtes religieuses. Ces dernières étaient fort compliquées : elles exigeaient des apprêts consîdérables et un nombreux personnel de prêtres, de chantres et d'officiants. Les offrandes étaient jetées dans le feu, qui les portait au ciel, chez les dieux. Elles consistaient en beurre fondu, en lait caillé, en brouets et en gâteaux de riz, et en soma mêlé avec de l'eau ou du lait. Cette dernière sorte d'offrandes, les dieux, Indra surtout, étaient censés venir eux-mêmes les boire dans la cuve placée sur une litière d'herbe devant le foyer. Pour les libations du moins, l'acte d'oblation se. répétait trois fois par jour, aux trois savanas du matin, de midi et du soir. On immolait aussi des victimes, notamment le cheval, dont le sacrifice, l'^puam^rf/ia, est décrit au long ^. L'offrande du cheval était précédée de celle d'un bouc immolé à Pûshan^.Un bouc servant de victime funèbre était aussi consumé sur le bûcher avec le cadavre du mort. C'était la part d'Agni, qui était censé s'en repaître et n'envelopper ensuite le défunt que de flammes saintes et sans douleur*. On sacrifiait en outre à Indra et à Agni des taureaux, des buffles, des vaches, des béliers^. Pûshan fait rôtir quelque part cent buffles pour Indra ; Agni lui en rôtit trois cents 6.

Mais si nous n'avons qu'une connaissance très imparfaite des actes du sacrifice, nous savons mieux quelles idées on y attachait. Au sens le plus grossier, le sacrifice est un marché : l'homme a besoin de choses que le dieu possède, de pluie, de lumière, de chaleur, de santé ; le dieu a faim et recherche les offrandes de l'homme.. De part et d'autre, on donne et on reçoit^. Pour n'être formulée nulle part, cette conception

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