‹ Les religions de l'IndeChapitre 28 sur 109 · I. — RITUEL · texte numérisé non relu

I. — RITUEL

Laire géographique des Hymnes s'étend de la vallée du Caboul au cours du Gange et peut-être au delà; mais leur véritable pays, celui sur lequel ils fournissent le plu« de données, est encore le Penjâb *. Dans la période suivante, à laquelle nous sommes arrivés, nous voyons les religions védiques continuer leur marche vers Test et prendre possession des vastes et riches plaines de THindoustan. Dès Fépoque des Brâhmanas, leur centre tfest plus dans le bassin de Tlndus, dont les populations ont au contraire mauvaise réputation, mais sur la Sarasvatî, dans le Doâb entre la Jumnâ et le Gange, et même plus à l'est sur la Gomatî et le Gogra. A Test et au sud elles sont arrivées en contact avec les populations qui habitent les bords de la mer orientale et l'autre versant des monts Vindhyas^. Ce déplacement exerça une influeilce considérable sur leur organisation. Le sacerdoce se constitua d'une façon plus rigoureuse. Un fait d'ailleurs ne tarda pas à se produire qui devint décisif pour leur destinée : le langage des vieux chants cessa peu à peu d'être compris. Dès l'époque des Brâhmanas il était devenu inintelligible à la foule et obscurmôme pour les prêtres. Il y eut donc

1. Les limites sont : à l'ouest, la Kubhà (V, 53, 9; X, 75, 6), le Kwçw des Grecs, la rivière de Caboul et ses affluents, et les Gandhâris (I, 126, 7), un peuple de la vallée ; la Rasa, qui correspond au nom zend de Tlaxarte, paraît être mythique dans le Rig-Vêda; à Test, la Sarayu (IV, 30, 18; V, 53, 9), le Gogra moderne, et le peuple des Kîkatas (iU, 53, 14) dans le Bihâr. Les auteurs des Hymnes avaient connaissance de la mer.

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