‹ Les religions de l'IndeChapitre 31 sur 109 · Aitar. Br. 11,21, 2; II, 28, 3; III · texte numérisé non relu

Aitar. Br. 11,21, 2; II, 28, 3; III

Hymnes, que le sacrifice est la condition du cours régulier des choses, se retrouve ici à l'état de lieu commun ot parfois avec d'incroyables détails. Si les dieux sopt immortels, s'ils sont allés au cieî, s'ils l'ont conquis sur leurs aînés les Asuras, c'est qu'au moment • décisif ils «ont vu» tel mantra ou telle combinaison rituelle*. De * menues dispositions du cérémonial sont cau^ que le soleil se lève à rOrient et se couche du côté opposé, que les rivières coulent dans un sens plutôt que dans un autre, que le vent dominant souffle du nord-ouest, que les moissons mûrissent plus. vite au. sud 2. Il y a des raisons toutes semblables pour expliquer pourquoi 1ers arbres coupés repoussent dé leur souche, pourquoi les animaux naissent avec dés os., pourquoi le crâne a huitK)u neuf sutures, pourquoi on expose lès filles tandis qu'on élève les garçons, pourquoi les femmes préfèrent les hommes d'un caractère gai 3, etc., sans qu'il soit toujours facile de faire dans ces étranges réflexions la part de la plaisanterie. L'efficacité du rite, il va sans dire, soit pour le bien, soit pour le* mal, est essentiellement magique ;.elle réside (dans le rite même. Aussi est-il beaucoup plus question de l'exacte observance des pratiques et de la suffisance du prêtre que de la moralité du fidèle. La moindre erreur dans une formule peut devenir mortelle, et dans un petit nombre de ca^ seulement l'acte est déclaré valable malgré l'incapacité de l'officiant*, tandis qu'au fidèle on ne demande que deux choses, croire à l'efficacité du rite, et être en état de pureté légale. Ce n'est qu'assez tard, dans les Sûtras, qu'apparaît la doctrine nettement formulée que, pour obtenir le fruit du sacrifice, notamment le fruit par excellence, qui est d'aller au ciel, il faut en outre pratiquer les vertus morales^.

11 ne saurait être question ici de décrire, même d'une façon toute sommaire, ce culte qui, tel qu'il est transmis dans les Brâhmanas et dans les manuels plus récents intitulés Sûtras^,

1. Taitt. Samh. VI, 3, 10, 2; VI, 2, 5, 3-4; VIT, 4, 2, i; Aitar. Br. n, i, 1 ; etc.

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