‹ Les religions de l'IndeChapitre 33 sur 109 · Cf. par exemple Aitar. Br. I · texte numérisé non relu

Cf. par exemple Aitar. Br. I

que les brahmanes qui se piquent de fidélité à leurs vieux usages, observent en partie encore de nos jours. Ils comprennent : 1° les pratiques sacramentelles que le père accomplit ou, s'il n'est pas un brahmane, fait accon^iplir pour ses enfants, depuis le jour de la conception jusqu'à celui oti l'enfant, si c'est un garçon, passe sous l'autorité d'un maître ; 2° l'initiation^ par laquelle l'adolescent reçoit de ^son maître ou guru, avec le cordon sacré, la communication des 'principaux mantras, notamment du fameux verset de IdiSdvitrî^. A partir de c& moment, qui est considéré comme sa naissance spirituelle, il est dvija, c'est-à-dire deux fois né, et responsable de ses actes^. L'initiation est obligatoire potir tous les hommes libres 3. En principe elle doit être être suivie d'un noviciat plus où moins long, consacré à l'acquisition du Vêda*; mais il est évident que les brahmanes seuls avaient intérêt à faire de véritables études théologiques ; 3° les obligations incombant au maître de maison : l'établissement du foyer domestique, les rites du mariage, les offrandes journalières aux dieux et aux ancêtres, les formalités à observer envers les hôtes et les brahmanes, la récitation quotidienne des textes . sacrés ou du moins de certaines prières, des cérémonies de diverse sorte qui revenaient à jour fixe, les rites des. funérailles et les offrandes funèbres considérées comme une dette qui passe d'une génération à l'autre et du payement de laquelle dépend le bonheur des morts dans l'autre vie, enfin un grand nombre d'actes votifs oa expiatoires et de cérémonies occasionnelles. Ces pratiques embrassent la vie entière du fidèle, à moins qu'aux approches du déclin, observateur d'une coutume plus rigide, il n'abandonne sa maison et ses affaires à ses fils et que, renonçant désormais aux œuvres, il ne se retire dans la solitude pour s'y prépare!" à la mort. Les Sûtras qui nous ont conservé les détails de ce culte, ne sont pas de simples traités rituels. Leur objet est le dharma, le davoir dans un sens plus large, et leurs préceptes comprennent la coutume, le droit et la morale. On y trouve notamment une théorie et une classification déjà très complète des péchés. C'est dans cette législation, qui constitue la vieille Smriti, l'usage traditionnel, et d'où sortirent plus tard les Dharmaçâstras ou codes des lois, tels que celui de Manu, que le brahmanisme apparaît le plus à son avantage et, si on veut le juger avec équité, il importe de ne pas oublier tout ce qu'il a déposé là de morale saine, solide et pratique 5. Le symbolisme très ancien et toujours ingénieux et significatif qui entoure la plupart de ces usages.

1. Ce mantra, qui doit être répété plusieurs fois par jour, eai d'ordinaire (car il y en a plusieurs) le verset à Savitri RV. III, 62, 10.

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