‹ Les religions de l'IndeChapitre 34 sur 109 · Gautama, II · texte numérisé non relu

Gautama, II

3. Açvalây. Gr. S. I, 19, 8-9; Pâraskara Gr. S. II, 5, 39-43: Apastamba Dh. S. I, 1, ^3- I, 2, 10; Manu, II, 38-40 ; 168.

4. Açvalây. Gr. S. 1, 22, 3; Pârask. Gr. S. II, 5, 13-15 ; Apast. Dh. S. 1, 2, 12-16; Manu m, 1.

5. Le code de Manu, qui est une sorte de résumé de la Smritï, contient toute une encyclopédie morale.

est parfois d'une grande beauté. De Tensemble se dégage l'image d'une vie à la fois grave et aimable^ un peu hérissée d'observances et de pratiques, mais utilement active, nullement morose et ennemie de la joie*.

Tout aussi obligatoires en théorie, mais d'une observation sans doute plus restreinte dans la pratique, sont les actes du rituel développé qui exigent au moins trois feux sacrés*. L'établissement de ces feux, qui coïncide avec la fin du noviciat, constitue à lui seul une cérémonie de premier ordre, minutieusement décrite dans lesBrâhmanas et dont certains détails se répètent ensuite comme parties intégrantes à toutes les cérémonies ultérieures. Celles-ci sont ou des ishtis caractérisées par des offrandes de gâteaux, de brouets^ de ^graines, de beurre, de lait, de miel, etc., ou des somaydgas dans lesquels, à la plupart des offrandes précédentes, vient s'ajouter celle du soma. Des ishtis, l'une est journalière, Vûgnihotra, qui se célèbre matin et soir. Les autres reviennent à des époques fixes, telles que les jours de nouvelle et de pleine lune, le commencement de chacune des trois saisons, la rentrée des deux moissons du printemps et de l'automne. Quant aux sacrifices du soma, il est de règle d'en célébrer un au moins dans le cours de chaque année. Le vâjapêya\ ou breuvage de force, lerdjàsûya, ou sacre royal, Vaçvamêdha ou sacrifice du cheval, qui sont les sacrifices princiers par excellence, sont des somayâgas. L'offrande du soma, qui revient à chaque pas dans les Hymnes, est ainsi devenu le fait exceptionnel. C'est que de toutes les offrandes, c'est la plus coûteuse. Parfois le rite dju soma proprement dit, sans les cérémonies préliminaires et finales, ne dure qu'un jour, mais d'ordinaire il en faut plusieurs. Quand il en prend plus de douze, c'est un saura ou session. Il y a des sattras de plusieurs mois, d'utie année entière, de plusieurs années ; en théorie, il y en a qui durent un millier d'années. • Mais, courtes, ou longues, ces cérémonies exigent des préparatifs laborieux et entraînent des frais considérables. A chaque fois il faut apprêter à nouveau l'emplacement où elles se célèbrent, avec sa double enceinte, ses divers hangars et son autel de briques d'une structure extrêmement compliquée^. Il faut tenir table ouverte pour les brahmanes, faire dés aumônes, organiser parfois des jeux, notamment. des courses de chars*, et distribuer à titre de dakshind ou de salaire, des dons en bétail, en or, en vête-

1. De ce rituel les cérémonies des funérailles, celles du mariage et celles des offrandes aux Mânes ont été Tobjet de trois monographies très complètes ; Max Millier, Die Todtenbestattung bei den Brahmanen, ap. Zeitschr. d. D. Morgenî.Geséllsch., t. IX; — E. Haas, Die Heirathsgebrtiûche deir alten Inder nach denGrihyasûtta^ avec additions par M. A. Weber, ap. Ind.Studien, t. V; — 0. Donner, Pindapitriyajnay das Manenopfer mit Klôssen bei den

Jnderw, 1870. *

2. M. A. Weber a entrepris une exposition générale du rituel çrauta en prenant pour base le Kâtyâyana-S. , dans les Indische Studien, t. X et XIII.

3. Cf. G. Thibaut, On the Çuloasûtras ap. J. of the As, Soc. of Bengai, t XLIV.

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