Cf. Taitt. Br. I
ments, en nourriture, entre un persofïinel nombreux de prêtres et d'assistants. Les autres rites d'ailleurs exigent également la présentation d'une dakshinâ, mais d'ordinaire elle est plus faible. En général, le culte officiel dif brahmanisme est un culte. aristocratique : il ne convient qu'aux chefs, aux hommes riches et puissants. Le rituel domestique lui-même, pour être observé dans toutes ses prescriptions, suppose pour le moins l'aisance.
Tous ces sacrifices sont, ou bien obligatoires soit à époque fixe, soit à certaines occasions, ou bien volontaires, c'est-à-dire institués au gré du fidèle pour robtention.dô"Bertains vœux déterminés.- Chacun d'eux constitue un cycle d'actes d'une complication extrême^ et, à faire le compte de toutes les variétés signalées dans les textes, on en trouverait certainement plus d'iin millier. Tous ils sont accompagnés de repas servis à des brâhmanesi. Dans Torigine, ils étaient eux-mêmes des repas, et ils le sont encore d'une façon symbolique : chacun des ayants-part, prêtres et yajamâna, consomme en effet une petite portion détachée des diverses ofl'randes. Pour le soma, dont l'usage a fini par être réservé aux seuls brahmanes, on substitue à cet efi'et un autre liquide dans le cas où le yajamâna n'appartient pas à la caste sacerdotale. Ce rite, qui constitué une véritable communion des prêtres, du fidèle et des dieux, est de tous les usages védiques celui qui a le mieux survécu, et nous le retrouverons dans la plupart des religions sectaires. Enfin, un grand nombre de ces sacrifices exigent des victimes animales. Dans le rituel domestique, l'immolation se réduit déjà, la plupart du temps, à un acte purement symbolique ; mais dans le rituel développé, elle est restée plus longtemps eff'ective. Plusieurs ishtis sont très sanglantes. Quant aux somayâgas, c'est la règle qu'il n'y en a pas sans paçu, c'est-à-dire sans victime, et pour quelques-uns le nombre des victimes est tel que, s'il fallait prendre les textes à la lettre, l'hécatombe classique n'aurait été qu'une bagatelle en comparaison de ces boucheries. Il y a lieu de croire toutefois que, dans ces cas, le sacrifice n'était pas effectué 2. Pour quelques-uns, du moins, on a le témoignage direct des textes que les animaux, après avoir été présentés à l'autel, étaient finalement remis en liberté. En général, plus les textes sont jeunes, plus le nombre des victimes symboliques augmente et celui des victimes réelles diminue. Mais, même avec ces restrictions, le culte brahmanique est resté longtemps un culte cruel.
Parmi ces victimes appartenant à toutes les espèces domestiques