IX
3. Lassen, Ind. AUerihumskunde, t. II, p. 154; 2® éd., III^ p. 347.
4. Cf. A. Weber, Analyse der Kâdambari (septième siècle) ap. Zeitsch. d. D. Morgenl. Gesellsch., t. VII, p. 585. La pratique est interdite par les Acâras du Malabar, attribués à Gankara, Ind, Antiq^ t. IV, p. 256.
5. .Cf. F. BoUensen, Die Lieder des Parâçara, ap. Zeitsch. d. D. Morgenl, Gesellsch.. t. XXII, p. 587; Ludwig, Die Nachrichten des Rig und Alharvaveda liber Géographie, Geschichte, Verfassung des alien Indien, p. 32 et 50. Sur la
le culte brahmanique proprement dit n'a pas été atteint par ces usages, qu'il n'a pas été idolâtre, et cela parce qu'il ne pouvait pas l'être. Du moment, en effet, qu'il commence à nous être connu, il comprend des cérémonies distinctes, mais il ne se subdivise pas ea' sous-cultes distincts. Il n'y a pas un culte d'Agni, un autre d'Indra, un troisième de Varuna, comme ailleurs il y a eu des cultes particuliers deZeus, d'Ares, d'Apollon. Chacun des actes du rituel védique est un ensemble complexe qui s'adresse à un grand nombre de dieux et, pour peu que l'acte soit important, au panthéon entier. Ces rites ne comportaient donc pas d'images ; ils ne comportaient pas non plus de sanctuaires. Le lieu où ils s'accomplissaient est, ou bien le foyer domestique, qui servait également à l'usage profane, ou un enclos dépendant de la maison, ou bien encore, pour les grands sacrifices, une sorte d'arène spéciale, le devayajana^ emplacement essentiellement variable, dont non seulement les dimensions, mais aussi le site changeaient selon la nature et l'objet des cérémonies*, et dont la con-* sécration était d'ailleurs censée périmée après chaque rite, puisqu'il fallait chaque fois y procéder à nouveau. Il y manquait donc le premier caractère du sanctuaire, la permanence; il en manquait encore un autre non moins essentiel, la communauté. L'autel védique, en effet,. n'est pas un lieu saint pour tous : comme le sacrifice lui-môme, il est d'usage strictement personnel et, loin de réunir les hommes, il les isole. Deux voisins célébrant le même rite à la même heure, devront choisir des emplacements assez distants pour que nul bruit de la prière de l'un ne puisse arriver jusqu'à l'autre^. Aussi, dans un culte pareil, ne saurait-il être question d'endroits spécialement consacrés par la présence de la divinité. Tout au plus la religion des Brâhmanas attache-t-elle une sainteté particulière* aux gués des rivières^, où on venait faire ses ablutions (ce seront les premiers pèlerinages), et à certaines régions privilégiées* telles que les bords de la Sarasvatî, le Kuruxetra ou cette forêt de Naimisha si célèbre pliis tard dans la poésie épique. Mais elle ne connaît ni pèlerinages, ni sanctuaires. 'Des milliers de fois dans les Brâhmanas, l'enclos sacré est assimilé à ce bas monde en tant qu'opposé au ciel; jamais il n'est censé figurer une localité détejmii^ée, et, comme il est dit quelque
question de savoir si par les çiçnnderas de RV. VIT, 21 et X, 99, il faut entendre des idoles phalliques, cf J. Muir, Original Sanskrit Text , t. IV, p. 407, 2« éd. .
i. Cf. à ce sujet Taitt. Samh, VI, 2, 6, 1-4.
2. il ne faut pas quUi y ai^ conflit entre les mantras. Aussi Pétude même
probable de cette défense est que les sàmans sont les seuls mantras qui s'entendent à distance : Manu donne pour explication, que le son des sâraans a quelque chose d'impur. Cf Pâraskara Gr. S. Il, 11, 6; Apastamba Dh. S. I, 10, 17-18 ; Manu IV, 123-124.