E. Durkheim, op. cit
7. R. P. H. Trilles, Le Totémisme chez les Fân, Bibliothèque- Anthropos, t. 1, fasc. iv, pp. 226 et suiv. Paris, Munster, Londres, 1912.
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•T qui le purifie de son acte. La sagaie coupable ne doit jamais passer sur le territoire de la tribu \ Tout aussi grave est la mtc qui consiste à manger le totem, u (Juiconque passe outre la défense s'expose aux plus graves dangers. Ce n'est pas ne le groupe intervienne toujours pour réprimer artificiellement l'infraction commise ; mais on croit que le sacrilège produit automaliquenient la mort. Dans la plante ou dans l'animal totémique est censé résider un principe redoutable qui. ne [•eut pénétrer dans un organisme profane sans le désorganiser le détruire ^. »
.a défense de tuer et de manger le totem comporte néan- )ins une exception qui d'ailleurs, met davantage encore en lief le caractère éminemment sacré de l'objet réel. En cvr-
. 128. — Plan de la Sotaruiza. Entrée à droite. Le petit cheval noir est peint à l'autre extrémité, sur la paroi gauche. (Cf. Grottes cantabtiques, p. 2).
nés occurrences, il est permis de se nourrir de la chair de imimai, mais alors il s'agit d'un rite magique inspiré par le désir d'assimiler la force, les qualités, les vertus natives de ^Jallié totémique.
Hp\ ces interdictions s'en ajoute une troisième, toute différente : aiexogamie. L'exogamie est une loi en vertu de laquelle il est strictement défendu à un homme d'épouser une femme de son propre clan, c'est-à-dire vouée au même totem. Le caractère totémique de la loi d'exogamie a été contesté. Le P. Trilles qui a étudié de très près le Totémisme chez les Fân, paraît mdiquer la meilleure solution de ce problème lorsqu'il écrit : ^Kll peut y avoir exogamie sans totémisme, mais quand il y a lotémisme, il y a exogamie " ».
8. A. Poupon, Etude ethnographique des Baya de ta circonscription du M' Bimou, (Afrique équatoriale), Anthropologie, t. XXVI, p. 135.