Cf. Altamira, p
la loi de finalité sous l'impulsion des forces émotionnelles *°. Le Primitif chasseur veut assurer sa subsistance. Il emploie tous les moyens. Parce qu'il est industrieux, il perfectionne ses armes et il en use. Parce qu'il est religieux et que pour lui les animaux sont des êtres supérieurs, il prie, il jeûne, il se mortifie. Et parce que la magie lui paraît mener sûrement au résultat, il pratique la magie. Quant à raccorder entre elles ces diverses tendances, il n'en a nul souci. Conclure de là, comme
Fig. 190-191. — En haut : Trophée de chasse (?) et silhouettes humaines. Ray7iionden (Dordogne), gravure sur os. Cf. Hardy, La station quaternaire de Raymonden, pi. m. — En bas. Silhouettes humaines, Gourdan (Haute-Garonne). (D'après Piette, op. cit., pi. LXXXlil).
l'a fait M. Lévy-Bruhl, qu'il est indifférent au principe de contradiction et que sa logique ne ressemble pas à la nôtre, il y a un abîme ^\ Sommes-nous bien sûrs nous-mêmes, civilisés, d'être toujours, dans nos actions, conséquents avec les lois de la logique rationnelle? Chez le Primitif, l'impulsivité émotionnelle est plus fréquente, elle est passée à l'état d'habitude et consacrée par la tradition et la coutume, voilà tout. Et du reste, à défaut d'explication psychologique, le fait demeure ce qu'il